Lydia Jardon participe à la demande de Jean Claude Casadessus au Lille Piano(s) Festival dans quelques jours et doit y interpréter la version pour piano de l’Oiseau de Feu de Stravinsky, transcrite par le compositeur lui-même, mais tellement complexe que peu d’interprète s’y sont frottés jusque là. Ils pensaient qu’il s’agissait d’une première mais il semble qu’il existe un enregistrement de l’œuvre, peu connue au demeurant. Le challenge est hallucinant : la partition, proprement surréaliste, prétend reproduire la couleur de l’orchestre. Autant dire que les notes se chevauchent et se mêlent à l’envi, l’ensemble se révélant, pour qui s’y frotte, un exploit technique un peu insensé. Lydia, qui mène depuis 5 mois une vie de recluse, confrontée aux portées caracolantes de ce ballet tournoyant, l’a avec humour rebaptisé « l’Oiseau de Fou ». Et pourtant, à force de ténacité et grâce à une virtuosité irréprochable, elle a emporté le morceau : pour nous, les cuivres ont retenti, les violons ont vibré et les vents se sont épanouis. Il s’agissait pour elle, après ces mois de travail forcené, de faire comme une générale, auprès d’un public d’amis, mais d’un public tout de même. D’où cette soirée, un peu éprouvante pour elle car elle recevait et jouait ensuite, nous ayant dans son enthousiasme, préparé un buffet pour l’après-concert, sympathique mais épuisant pour elle qui aurait mérité de s’effondrer dans un bon bain chaud, plutôt que de jouer les maîtresses de maison.
lundi 31 mai 2010
UN FEU DE FOLIE
Lydia Jardon participe à la demande de Jean Claude Casadessus au Lille Piano(s) Festival dans quelques jours et doit y interpréter la version pour piano de l’Oiseau de Feu de Stravinsky, transcrite par le compositeur lui-même, mais tellement complexe que peu d’interprète s’y sont frottés jusque là. Ils pensaient qu’il s’agissait d’une première mais il semble qu’il existe un enregistrement de l’œuvre, peu connue au demeurant. Le challenge est hallucinant : la partition, proprement surréaliste, prétend reproduire la couleur de l’orchestre. Autant dire que les notes se chevauchent et se mêlent à l’envi, l’ensemble se révélant, pour qui s’y frotte, un exploit technique un peu insensé. Lydia, qui mène depuis 5 mois une vie de recluse, confrontée aux portées caracolantes de ce ballet tournoyant, l’a avec humour rebaptisé « l’Oiseau de Fou ». Et pourtant, à force de ténacité et grâce à une virtuosité irréprochable, elle a emporté le morceau : pour nous, les cuivres ont retenti, les violons ont vibré et les vents se sont épanouis. Il s’agissait pour elle, après ces mois de travail forcené, de faire comme une générale, auprès d’un public d’amis, mais d’un public tout de même. D’où cette soirée, un peu éprouvante pour elle car elle recevait et jouait ensuite, nous ayant dans son enthousiasme, préparé un buffet pour l’après-concert, sympathique mais épuisant pour elle qui aurait mérité de s’effondrer dans un bon bain chaud, plutôt que de jouer les maîtresses de maison.
samedi 29 mai 2010
NENETTE
Au début cela devait être un documentaire d'une quinzaine de minutes, puis, le temps et le filmage aidant, c'est devenu un film. Un plan presque fixe sur cette vieille femelle orang-outan du Jardin des Plantes, pontué des commentaires faussement naïfs de quelques uns des 600 000 visiteurs annuels qui défilent devant sa cage. Un immobilisme décalé qui nous envoie à notre propre curiosité que rien ne vient éclairer. Volontairement, Philibert refuse de nous donner les clés, juste quelques indications sommaires sur le comportement des singes pongo de Bornée, mais rien d'anecdotique, aucun concession à nos interrogations banales. On comprend que les ourang-outans ne sont pas expressifs, qu'ils ne sont guère bavards en captivité et qu'ils sont assez difficiles à cerner.vendredi 28 mai 2010
MOTS ROSES

Ensuite nous avons tenté du lèche vitrine, mais j'avais mal aux pieds dans mes escarpins, les fringues étaient épouvantables et le libraire aussi aimable qu'une porte de prison. Quand, pour finir, nous avons avisé le "livre du jour", ouvert sur la pelouse et couvert, par la grâce d'un édile bien intentionné, d'aphorismes foireux, j'avoue que j'ai craqué. Alter prétend que je soufflais autant qu'un phoque qui vient de passer une demie-heure sous l'eau ! Y a des jours comme ça où on ferait nettement mieux de rester à lire dans un transat. Il parait qu'un sénateur, dont Alter m'a interdit de dire qu'il est, lui aussi, foireux, sous peine de poursuites implacables, veut faire passer un projet de loi obligeant les blogueurs à signer de leur nom et adresse leurs articles ! En clair... Ben voyons, mon adresse aux futurs cambrioleurs afin qu'ils sachent où trouver les bustes de Mandarine et Koka, mon nom pour permettre aux édiles royannais de savoir qui ose critiquer leur livre de pensées spirituelles... Je ne vais quand même pas signer un billet aussi nul... Ce soir l'ambiance est à la morosité !
mercredi 26 mai 2010
PARCE QUE...
Si certaines personnes présentes sur ces photos volontairement lointaines ne veulent pas figurer dans mon blog, qu'elles n'hésitent pas à m'en faire part !!!Une fulgurance, un idéal plein d'imaginaire, l'alchimie d'une rencontre improbable magnifée par la magie des mots. Car pour moi, l'amitié passait par ces épanchements qu'on ne peut, ni ne sait partager avec nul autre que l'élu(e). Et puis...
mardi 25 mai 2010
ET CHEZ VOUS, COMMENT CA SE PASSE ??
Ici, les taches ménagères sont soigneusement et équitablement réparties... Aidée pour le ménage et pour le repassage, j'avoue que ce luxe est pour moi une nécessité vitale tant je suis peu douée pour ce genre d'activité, qui me laisse suante, grognon, épuisée et mécontente de moi chaque fois que je m'y adonne.lundi 24 mai 2010
SAFRANIERS

Mais je m'égare... Certaines de ces nouvelles cultures, installées sous nos climats depuis peu, ont des vertus humanitaires louables : je pense au développement des productions de spiruline, dans le sud de la France, qui constituent un apport estimable dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. D'autres, comme le safran, ont un objectif exclusivement commercial et nous offrent en production locale, à des prix malheureusement aussi élevés que les productions indigènes, des parfums exotiques "made in France". On cultive des crocus sativus en Charente Maritime, et les pistils de ce précieux bulbe se trouvent aisément sur la plupart de nos marchés de producteurs locaux. Par contre, je ne savais pas que les lotois s'étaient aussi mis de la partie, et à nettement plus grande échelle que les charentais si j'en crois l'annuaire du safran ! C'est ainsi que j'ai trouvé à Gourdon des précieux stigmates. Produits par Chantal et Pierre Lepont, à Caniac du Causse, ils sont forcément meilleurs que ceux de Ducros, mais dores et déjà nettement plus chers que ceux des safraniers de Poitou Charentes. Sur le même rayon, un produit innovant, qui a attiré mon attention et que j'ai décidé de tester pour vous (bon prétexte pour me livrer à la gourmandise !!)...Louis Roque, installé à Souillac depuis 1905, a une distillerie traditionnelle qui produit de la prune et des eaux de vie classiques, auxquelles il a ajouté, au fil des ans, tous ces apéritifs à la pèche ou aux noix qui se vendent nettement mieux de nos jours, plus attirés que nous sommes par les vins parfumés à boire frais en début de repas que par les digestifs, fortement démodés. Dans une politique de diversification horizontale bien comprise, Louis Roque a créé divers produits dérivés, intitulés "douceurs", de la confiture à l'eau de vie aux cannelés à l'eau de prune en passant par le "sirop de safran du Quercy".
On l'utilise au départ comme parfum de kir, et c'est ainsi que nous l'avons goûté hier en rentrant, histoire de fêter la victoire de La Rochelle dignement. Cela donne un kir original, mais il ne faut pas s'attendre à détecter vraiment le parfum du safran dans cette préparation qui ne comprend que 0.5% d'infusion de crocus sativus, sans doute trop peu pour en rendre les effluves perceptibles. D'après l'étiquette, on peut aussi s'en servir pour adoucir un magret de canard, un carré d'agneau, des lanières de porc ou de poulet. On peut l'utiliser pour parfumer un turbot ou une truite, pour accompagner un Rocamadour ou un fromage de brebis. Et bien sûr, en napper des crêpes, des gauffres, du pain perdu ou une glace à la vanille. Toutes choses que nous n'avons pas encore testées mais qui ne peuvent être contraire au "bon goût" !dimanche 23 mai 2010
UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE
Je sens que je vais me faire huer... rugby, encore rugby !!! Et là, je ne vous offre même pas un sujet pour briller dans les dîner en ville ! Pro D2... Cela n'intéresse personne. Mais bon, au rsique de lasser votre patience, j'assume : c'était la finale, La Rochelle contre Lyon. Il faut savoir que le PRO D2 est l'antichambre de l'élite et le vainqueur de la saison "monte" la saison suivante dans le saint des saints du rugby, autant dire le TOP 14... J'en entends qui râlent "c'est quoi tous ces noms barbares avec ces chiffres et ces cigles "... Le Top 14 n'est autre que le championnant de France de rugby à 15. Depuis que le rugby est devenu professionnel, le nombre de clubs admis en championnat a diminué : autrefois au nombre de 24, ils sont passés à 16, et maintenant à 14. Chaque année les deux derniers sont relégués en Pro D2 et remplacés par l'équipe classée première de Pro D2 à l'issue de la saison régulière et par le vainqueur des barrages de Pro D2.
Je rappelle que France Bleu est la SEULE station que capte mon auto-radio, je crois que je vais devoir changer de voiture si je veux retrouver des sujets de billet normaux ! En attendant d'avoir les moyens de m'offrir un nouveau véhicule, je réclame votre indulgence, et vous offre ces quelques fleurs pour me faire pardonner ! Vive La Rochelle !!samedi 22 mai 2010
ENFANCE ENFUIE
Ce matin au courrier, une invitation en bonne et due forme nous attendait au courrier... Anne Curry nous convie à la visite privée de son expostion de sculptures "in the Gardens and Barn of Newlan End" à Arkesden dans l'Essex... Excusez du peu, mais pas de doute, je flambe !! D'autant que Madame Curry est une véritable personnalité de la bonne société britannique, son mari fut, il y a une bonne quinzaine d'années, ministre du gouvernement de l'époque...... C'était l'année de mes 40 ans... autant vous dire que c'est de l'histoire ancienne ! J'avais trouvé le cadeau idéal, un peu fou mais ô combien désirable : un buste en bronze, à cire perdue, de chacune de mes filles, réalisé par cette dame dont maman avait admiré quelques oeuvres récentes dans une exposition bordelaise. Anne Curry, contactée, avait accepté de venir passer une dizaine de jours à la maison pour réaliser les bustes en terre cuite de Mandarine et de Koka. Il faut dire que Madame Curry est d'origine charentaise, et qu'elle a fait ses études à Bordeaux. Installée en Angleterre avec son ministre de mari, elle était relativement contente de revenir dans sa région d'origine, et cela représentait pour elle une sorte de pélerinage. Elle avait grandi dans une propriété prestigieuse des environs de Cognac, le logis de Brillac, lieu qu'elle voulut absolument aller revoir malgré nos mises en garde. Vendu par la famille, transformé en CHRS c'est à dire en centre d'hébergement et de réinsertion pour hommes en difficultés de vie, le lieu a misé sur une exploitation de serres et une activité d'hoticulture pour aider ses pensionnaires dans leur difficile chemin vers la resociabilisation.
Anne Curry avait conservé le souvenir d'une maison familiale, remplie de jeux et d'odeurs confitures, de cris d'enfants et de tendresse de grands-mères aimantes. Elle a retrouvé un lieu utile, le grand jardin transformé en pépinière, les hangars de stockage et des bâtiments assez mal entretenus, car les ressources de ce genre de lieu sont surtout consacrées à l'encadrement et au suivi des pensionnaires. Elle est revenue complètement démoralisée de sa promenade, ayant sans doute défintivement rompu avec sa jeunesse, prête à affronter sans regard en arrière sa carrière de sculpteur officiel !
Car sa spécialité est, et reste, le portrait. Vous verrez sur son site qu'elle est très appréciée pour cela par les anglais huppés qui goûtent particulièrement son talent classique. Les filles posaient pour elle avec beaucoup de sagesse mais je n'ai retrouvé qu'une photo de Koka prise lors de la dernière séance, impossible de mettre la main sur les autres.

Elle est repartie avec deux terres cuites précieusement enrobées de chiffons humides et elle a fait couler les deux bustes par son bronzier, particulièrement doué pour les patines brunes, bustes qui constituent un souvenir émouvant de l'enfance enfuie.
Anne Curry réalise toujours des portraits mais, ainsi que le carton de l'invitation l'illustre, elle s'est un peu évadée vers des motifs floraux, puisés dans la nature. Elle taille et façonne, dans de gros blocs de polystyrène, des graines, des gousses, des feuilles et des boutons de fleurs, puis les coule dans le bronze, réalisant de grosses pièces destinées à orner des jardins. Autant dire que la soirée d'Arkesden sera fort agréable et abominablement chic, mais, vous l'avez compris, nous n'en serons pas !!!! Mais il m'arrive parfois d'avoir de nouveau envie de lui passer une commande, Mandarine et Koka 15 ans plus tard, ce serait une bonne idée n'est-ce pas...
jeudi 20 mai 2010
BESTIAIRE ROMAN

Quant au film, me direz-vous ? C'était The Ghost Writer... le dernier Polanski est un thriller à la mise en scène irréprochable et qui nous embarque dans un suspense parfaitement réglé, avec photos compromettantes, piste révélée par le GPS d'une voiture de location, poursuite sur un ferry, refuge dans un motel miteux. Il y a un sacré métier dans cette construction qui raille les politiciens et leurs administrations, et dénonce l'amoralité de ces milieux incertains où l'opportunisme permet de faire feu de tout bois. L'ambiance est délicieusement inquiétante, sans être terrifiante, l'atmosphère est lourde, l'inquiétude sourd par tous les pores de cette histoire, perdue d'avance par un looser sympathique mais naïf. C'est superbement filmé, intelligent comme un polar de John le Carré et en sortant, on met quelques instants à se détendre, en regardant les gens qu'on croise d'un air suspicieux ! La maison dans laquelle de nombreuses scènes sont filmées, est proprement stupéfiante, une architecture audacieuse ouverte sur l'Océan, qui déroule ses colères et ses grisailles comme d'immenses tableaux abstraits dans toutes les pièces.mercredi 19 mai 2010
CA SENT LES VACANCES...


lundi 17 mai 2010
LE VERDICT...
A 18 heures, je suis sous le péristyle du Grand Théâtre, les jeunes instrumentismes sont là, fébriles, l'air faussement incousciant mais un peu inquiets. Les commentaires vont bon train "Si on ne donne que le deuxième prix à untel, c'est que le jury est pourri..." "Moi j'ai préféré X... et vous ?". Puis on nous admet dans les foyers, l'ambiance est décontractée, très bon enfant. Quelques discours, et les jurys annoncent le palmarès : Zemlinsky a le prix des praticiens, Raphaël devra se contenter de la deuxième place. Les premiers crient de joie, on sent les seconds un peu amers, et très déçus. Ils étaient vraiment venus pour gagner. Le prix de la presse est attribué à l'unanimité au quatuor Zaïde, les jeunes filles sourient modestement, un peu timides et tellement talentueuses. D'autres prix sont attribués de ci, de là, et tout le monde se donne rendez-vous au lendemain pour le concert de clôture. La cérémonie a duré un petit quart d'heure. Alter ne m'ayant pas rejointe, je retourne à l'appartement où je le trouve dans les affres : les deux équipes jouent les prolongations, et jusqu'à la dernière minute Toulon s'acharne, mais ne gagne pas. Ce sera Clermont le finaliste !! Pourvu qu'ils gagnent enfin, les clermontois ayant la spécialité de perdre la finale !!! Depuis des années... Verdict le 29 mai...
dimanche 16 mai 2010
TOUJOURS LES MEMES PARTITIONS....




s frais domine, avec un relent adouci de vin racé. Dans une salle en rotonde aux accents de crypte mussolinienne, on a installé au centre des chaises en bois doré à coussin rouge qui détonnent dans ce lieu technique. 
Partout des chandeliers égrennent une lumière discrète. Nous sommes à l'endroit où se fait, une fois par mois, le lavage des barriques, vaste zone où les sièges s'entassent, serrés et rigides. On a rajouté de ci, de là, quelques chaises entre les tonneaux, pour les spectateurs qui arriveront juste avant le début du concert, après le cocktail maison. L'accoustique est, malgré le chapeau de ciment qui nous surplombe, assez correcte pour un ensemble à cordes et le concert est, effectivement, un grand moment : Alain Meunier, président du concours, est venu enrichir le quatuor Thymos pour interpréter le sublime quintette D956 de Schubert. La magie opère.
samedi 15 mai 2010
CONTRARIES MAIS HEUREUX
Lors de leur inscription au concours, les jeunes ensembles s'engagent à offrir chacun une prestation lors de concerts qui émaillent les soirées de cette semaine de musique. Cela se déroule cours Mably, dans le cadre merveilleux de la salle capitulaire, qui abrite pour l'occasion l'exposition d'un peintre colombien aux accents abstraits un peu trop gratuits à mon goût.Cela nous a permis d'entendre de nouveau le quatuor Galatea, nettement plus inspirés dans le quatuor 131 de Beethoven, et surtout le quatuor Raphaël, la coqueluche des couloirs qui nous a vraiment soufflés par son engagement, se propulsant sans garde-fou dans la partition, avec une fougue et une ardeur vraiment stimulantes.
Vendredi matin, nous arrivons au Grand Théâtre pour les épreuves de la matinée... il est 10 heures pile et nous nous faisons refouler, le cerbère de garde devant les escaliers refusant même de nous faire rentrer pendant les applaudissements entre les deux séries de candidats. Il nous égrène une série de raisons dont on retient que c'est la présence de France Musique à 13h45 qui nous vaudrait cette rigueur soudaine et peu hospitalière. Une fois avalée la contrariété inévitable qu'une telle attitude ne manque de provoquer dans toute la petite foule de spectateurs éjectés, nous modifions notre programme de la journée en conséquence : on ne va pas se laisser abattre alors que le soleil brille et que l'air est, enfin, doux !!
Direction un copieux petit déjeuner sur la terrasse acceuillante de notre chambre d'hôte, puis quelques pas dans la ville qui est très calme pour cause de week-end prolongé. Le miroir d'eau et les autres bords de Garonne nous attirent irrésistiblement.
Plus tard, nous retournons à l'école du vin, pour une dégustation accompagnée de fromages et de charcuteries. En dessert, une petite collection de chocolats Cadiot Badie s'accomode parfaitement d'un Sauternes ferme et aux arômes de citron confit, un accord parfait qui ne démérite jamais. Il est temps de rejoindre le Grand Théâtre pour l'enregistrement de l'émission de Lionel Esperazza qui sera diffusée en différé le soir à 18h. Alain Meunier, président du concours de Bordeaux en est l'invité d'honneur. Nos jeunes quatuors défilent au micro et interprètent quelques unes de pièces déjà entendues. Zaide rejoue avec beaucoup plus de moelleux la pièce de Schubert. Raphael, par contre, interprète Beethoven de façon moins fougueuse qu'hier, nettement moins convaincants. C'est étrange de constater à si peu de temps d'intervalle combien l'ambiance, le stress, les aléas divers influencent le rendu d'une pièce musicale, même par les même artistes. En sortant, nous trouvons affiché les "résultats" de la deuxième épreuve, et la liste des finalistes que nous entendrons demain durant toute la journée, dans un Mozart obligé et un quutuor de Beethoven. Les 4 candidats que nous avons vus étaient sans doute les meilleurs puisque ce sont eux qui figurent sur cette liste !
vendredi 14 mai 2010
CONCOURS

Cette VIème édition du Concours International de Quatuor à Cordes de Bordeaux se dispute déjà depuis le 10 mai. Lors de la première épreuve, il y avait 9 quatuors en lice, et depuis jeudi, jous ne notre arrivée, il n'en reste que 7. C'est en ce moment la deuxième épreuve, et seuls 4 ensembles disputeront la finale.
Chaque édition, une oeuvre est présentée en création mondiale lors du concours. Cette année Alain Meunier et Bernard Lummeaux, co-directeurs de « Quatuors à Bordeaux », ont passé commande à Gilbert Amy. Sa composition, intitulée Quatuor à Cordes n° 3 est interprétée uniquement par les Quatuors qui ont triomphé de la première épreuve. C'est bien sûr une musique assez difficile pour qui n'a pas l'habitude de ce genre de composition, et il faut bien avouer que cet après-midi, certains nous l'ont rendue plus audible que d'autres !
On assiste gratuitement aux éliminatoires et à la finale. Les oeuvres étant imposées, on entend plusieurs fois les mêmes morceaux. Et c'est très étonnant, particulièrement pour la musique contemporaine, ce que l'interprétation peut changer l'impression !!
Nous avons entendu durant la première demie-journée le quatuor Zaide : 4 très jeunes filles, manifestement de véritables virtuoses, qui jouent avec un talent certain mais une certaine sécheresse : leur interprétation est parfois inspirée mais souvent trop en force, déployant parfois une énergie excessive, et elles manquent encore de "liant", cette complicité qui se tisse avec l'habitude de jouer ensemble et l'expérience.
Après elles, le quatuor Zemlinsky, constitué depuis 1994, offrait une maturité et un professionnalisme étonnants. Tout en rondeurs, ils avaient l'aisance d'une carrière déjà longue. Le plaisir évident qu'ils mettent à jouer ensemble, l'homogénéité parfaite des 4 protagonistes donnent à ce quatuor une lecture beaucoup plus forte des oeuvres au concours. C'est dans l'oeuvre contemporaine qu'ils ont largement fait la différence, jouant de manière moins théorique, avec plus de sensibilité jsuqu'à nous le faire vraiment apprécier. Ils se démarquent totalement me semble-t-il, du reste des participants, mais leur nationalité, ce sont des tchèques, alors qu'un quatuor compatriote fait partie du jury, risque finalement de les desservir ! Le jury sera forcément plus sévère à leur endroit afin de ne pas être suspecté de favoritisme ! jeudi 13 mai 2010
BEIGNETS DE "FLEURS D'ACACIA"
Le nom du genre a été donné par Carl von Linné qui a dédié l'espère à Jean Robin, 1550-1629, botaniste du roi de France Henri IV, qui introduisit cet arbre en France. Le premier individu, planté place Dauphine à Paris en 1601, a disparu depuis longtemps, mais des rejets ont donné naissance à deux arbres qui existent encore aujourd'hui à Paris : l'un au square René-Viviani attenant à l'église Saint-Julien-le-Pauvre (planté en 1601), l'autre au Jardin des plantes (planté en 1636)... Il ne reste plus à nos parisiennes que la tache de les repérer !
Sa croissance rapide, sa capacité de multiplication végétative importante sa production abondante de graines toxiques, sa capacité à fixer l'azote atmosphérique et la toxicité de son bois et de ses feuilles en font une espèce généralement considérée comme très envahissante, empêchant la croissance des autres plantes. Les arbres deviennent grands et hauts, et le ramassage des fleurs est parfois acrobatique ! Au retour du travail, en tailleur et escarpins, j'avais pour cette opération une allure peu appropriée, et les promeneurs qui flânaient m'ont prise pour une originale... Ils se sont bien moqués de moi quand, relâchant une branche que j'avais privée de ses effloraisons, j'ai pris une douche monumentale !
mardi 11 mai 2010
CONSUMERISME ET VERSATILITE
On évolue... pour le bon vin, cela s'appelle se bonifier, pour les enfants cela s'appelle mûrir, pour les fromages c'est l'affinage... Un bon petit plat, c'est du mijotage... et nous ? cela dépend du point de vue... On hésite entre radotage et sagesse... ente gâtisme et philisophie... entre mâturité et sénescence... Mais pas de doute, on progresse à la force de l'expérience et des avatars de la vie. Le billet sur la vaisselle ayant connu une certaine fortune, j'ai remarqué qu'Ikéa déclenchait les passions... alors comme, malgré mes dénégations vertueuses, j'aime bien les réactions, fussent-elles contraires, je remets cela...J'avais, il y a presque 3 ans, écrit un article sur le sujet : IKEA SPIRIT. Remorquée dans ces lieux de débauche consumériste par un ami célibataire qui avait, je crois, besoin de mon soutien moral pour ses choix, j'avais traîné les pieds et terminé mon article en craignant, malgré toutes mes réticences, d'y retourner sous peu. J'ai, depuis, perdu de vue l'ami en question, qui a dû juger que je vieillissais mal (pour illustrer de façon plus précise mon entrée en matière !). Et je ne suis pas retournée chez Ikea. Après avoir longuement fait des listes de meubles de cuisine pour y ranger la fameuse vaisselle de belle-maman, comme quand j'étais petite je faisais les listes d'achats présumés sur le catalogue de Manufrance (la Manu comme on disait... il faut dire que maman était stéphanoise et avait avec la Manu un rapport presqu'affectif !), j'ai demandé à mon ébéniste préféré de remettre en état "l'armoire du grand-père". Et oui, malgré ma méfiance attavique pour tout ce qui est "perpétuation obligée des souvenirs familiaux", je suis attachée à l'armoire du grand-père, et grand bien m'en a pris car le résultat est sans doute nettement plus réussi que l'ikeamania.
Non, je ne me fais pas plus angélique que je ne suis, j'ai commis le forfait Ikea plus souvent qu'à mon tour : de la cuisine de votre studio, les filles, à l'aménagement du cabinet de votre papa (c'était tout de même moins cher que les meubles "professionnels", source inépuisable d'enrichissement sans cause des fabricants de matériel dentaire) en passant par l'inévitable rayonnage hyper commode et super déglingué, qu'un jour vous serez sans doute ravies de remonter dans quelque arrière cuisine malgré son label peu affriolant, j'ai acheté suédois moi aussi. Que celui qui n'a jamais péché me lance la première pierre. Pourtant j'avais de solides réserves et une sérieuse aversion pour la marque jaune et bleue. J'ai pesté depuis, avec la mauvaise foi des consommateurs appâtés, contre le manque de solidité des meubles achetés, qui m'en ont pourtant donné largement pour mon argent.
lundi 10 mai 2010
GOUDA DE MAI
Retour morose du Périgord où nous avons essuyé un temps détestable et une belle-mère redoutable et dont nous revenons un peu vaseux. En passant devant le marchand ambulant qui aligne charcuteries alléchantes, pain d'épice plein de figues ou de noix, fromages appétissants, Alter déclare qu'il faut du pain... je proteste mollement, sachant que nous cèderons aux sollicitations de cet étal affriolant... Il insiste, il faut se remonter le moral ! Soit... une douce violence, cela fait du bien de temps à autre.dimanche 9 mai 2010
ENTRE FILLES
samedi 8 mai 2010
HERBES SAGES
vendredi 7 mai 2010
LA VAISSELLE DES BELLES-MERES
mercredi 5 mai 2010
PANCRACE ET SES COPAINS












