J’oublie régulièrement de lui fêter son anniversaire, mais il va bientôt avoir 4 ans... 4 années que j’abreuve presque quotidiennement ce blog de billets hétéroclites, que vous avez l’indulgence et lire et, souvent, de commenter. J’avais fêté le numéro 500, toute éblouie d’en être arrivée là… Le numéro 501 expliquait les mystères de cette célébration un peu obscure, puis je suis repartie sur les vagues de l’écriture sans autres états d’âme. Et voilà que 500 autres billets se sont ajoutés aux 500 premiers, avec pour ligne de mire, ne pas radoter, éviter les redites, et, si possible, faire varié. Eviter les monomanies, les sujets qui fâchent, le consensus mou, les discours de zinc, les indiscrétions, les méchancetés, les futilités, les sujets trop sérieux… Bref, s’en tenir au plus près du bon sens, avec, parfois, un petit coup de gueule, ma dose de déraison pour pimenter la sauce.
J’aime bien aussi parler de mes découvertes et suis ravie parfois d’avoir, en retour, des remerciements d’acteurs, d’organisateurs, d’auteurs, restaurateurs ou hôtes. Ils ont lu mes lignes et sont heureux de savoir qu’un spectateur, ou un consommateur a apprécié leur travail. Certains me demandent de mettre un lien de leur site vers mon blog, pour prouver à leurs futurs visiteurs qu’on les aime !! Minuscule utilité sociale, reconnaissance discrète de talents souvent peu médiatisés : j’ai ainsi le sentiment d’avoir remercié du plaisir éprouvé lors d’une soirée de théâtre, d’un festival, d’un bon repas ou d’une visite d’atelier. C’est pourquoi, parfois, mes billets racontent des événements locaux, que personne ne verra de par le vaste monde, recommandent des adresses pas forcément accessibles, saluent des talents injustement cachés… C’est un peu ma collaboration à la mutualisation via la toile.
Au début dédié à mes filles, qui venaient à l'époque tout juste de quitter le nid, j’ai bien dû admettre que ces dernières répugnaient quelque peu à suivre les délires de leur maman michelaise. Si l’une d’elle, titulaire elle aussi d’un blog, passe parfois me voir et me laisse éventuellement quelques lignes, l’autre n’a pas envie de commenter et j’avoue ne même pas savoir si elle lit ces billets. J’ai d’ailleurs failli abandonner, démotivée par l’apparente inutilité de mon désir de maintenir la proximité entre nous, mais j’ai vite repris le collier en me disant que finalement je devais écrire pour me faire plaisir et qu’il était stupide d’attendre des réactions de leur part. Or écrire est pour moi, c'est grâce à Herbert que je l'ai compris, comme tenir un pinceau si j'en étais capable !
Alter est mon lecteur le plus fidèle : depuis le premier numéro, il consacre chaque soir un long moment au billet, et à vos commentaires lecteurs, qui l’emplissent de joie. Je le traite parfois en riant de « voyeur », mais il n’a pas envie de commenter car pour lui l’écriture est un exercice qui ne doit rien à la spontanéité et il passerait un temps infini à peaufiner ses remarques. Donc il me les offre en direct, pas toujours forcément très variées ... « il était bien ton article », mais je suis ravie de cette attention. Et de plus en plus souvent, il se fait mon complice quand un sujet pointe son nez, on en parle et il sait qu'il y aura un billet le soir même. Parfois j’arrive même à le surprendre ce qui, après 35 ans de vie commune, est un exploit appréciable !
Quant à vous, dont le nombre s’est doucement affirmé au fil des mois, vous êtes devenus mon « cœur de cible », ou si vous préférez, ma cible de cœur !! Vos commentaires, sincères, spontanés, pleins d’esprit, toujours attentifs et justes, me vont, chaque jour, droit au cœur. Et moi qui avais rêvé en son temps, de devenir écrivain, j’ai trouvé dans ce mode d’expression une sorte de passe-temps agréable, comme d’autres font du dessin ou du modelage, qui m’apporte de réelles satisfactions personnelles. C’est tellement étrange de se savoir lue, et que « des gens » partagent vos humeurs, vos remarques et vos interrogations ! Chaque billet lu est un réel honneur qui m’est fait et j’en ressens un inaltérable étonnement.
(re)Publié avec l'autorisation de l'auteur !!!
Alors MIMI, comme m’appelle Chic, a décidé de continuer : en se demandant parfois combien de temps va durer cette étrange mais stimulante aventure ? Chic, qui a réalisé cette délicieuse affiche conçue tout exprès pour saluer notre amitié virtuelle, il y a un an ou deux. Chic à qui je dois un de moments forts de mon entreprise bloguistique : quel surprise quand, après quelques jours de silence dus à la tempête Xynthia qui nous avait durablement privés d’électricité, j’ai découvert ceci sur son blog :
LUNDI 1 MARS 2010
Dites les copinautes, est ce que quelqu'un a des nouvelles de Mimi (Michelaise) de "Bon sens et Déraison" ? La tempête n'a pas été cool du côté de Mimi...
Donc MIMILLE, le millième, ne sera pas le dernier ! Vogue la galère… J’ai encore beaucoup de ponts à passer. Merci de votre compagnie, elle est mon moteur et me permet de trouver chaque jour un petit rien à raconter. Même s’il devient de plus en plus dur de ne pas me répéter. Jusques à quand ?
PS en fait ce billet est le numéro 1001... mais je ne pouvais pas retarder le clin d'oeil à Chic, il photographiait le Pont des Arts dans un sens à peu près au moment où je prenais un cliché juste en face de lui !
PS en fait ce billet est le numéro 1001... mais je ne pouvais pas retarder le clin d'oeil à Chic, il photographiait le Pont des Arts dans un sens à peu près au moment où je prenais un cliché juste en face de lui !



















































