Ahae a 71 ans et n'avait jamais exposé à Paris. Dessinateur, peintre, sculpteur, il s'est fait au Japon, une spécialité de l'art de la fabrication des masques. Il est aussi grand maître en arts martiaux, selon une classification dont je suis bien incapable d'apprécier le prestige.
Parallèlement à ces activités, il se passionne depuis une quarantaine d'année pour la photographie. Mais surtout, et aussi, il s'est "converti" dans les années 90 à l'agriculture biologique, centrée sur un concept de vie écologique soucieux de protéger la nature. Fondateur de sa première entreprise à 35 ans, il supervise deux plantations de thé en Corée, une plantation de lavande en Californie et cherche, invente, se passionne ! C'est ainsi qu'il est devenu dépositaire de milliers de marques et de brevets.
Parallèlement à ces activités, il se passionne depuis une quarantaine d'année pour la photographie. Mais surtout, et aussi, il s'est "converti" dans les années 90 à l'agriculture biologique, centrée sur un concept de vie écologique soucieux de protéger la nature. Fondateur de sa première entreprise à 35 ans, il supervise deux plantations de thé en Corée, une plantation de lavande en Californie et cherche, invente, se passionne ! C'est ainsi qu'il est devenu dépositaire de milliers de marques et de brevets.
D'origine coréenne, Ahae est né à Kyoto, au Japon, où sa famille avait été déplacée pendant la période de colonisation japonaise de la Corée. A la fin des années 40, il a décidé de retourner définitivement dans sa patrie, dans le sud de la péninsule coréenne.
C'est là, dans son atelier situé dans la campagne à une centaine de kilomètres de Séoul, qu'est née l'idée qui constitue la trame de l'exposition "De ma fenêtre" proposée par le Louvre dans une galerie de plus de 1000m², conçue pour l'occasion et plantée dans le Jardin des Tuileries.
C'est elle qui nous a suggéré d'aller visiter cette mise en scène somptueuse de la démarche un peu folle d'Ahae et l'idée était excellente. Installé à la fenêtre de son atelier, chaque jour il prend des milliers de photos de la nature généreuse qui l'entoure.
C'est elle qui nous a suggéré d'aller visiter cette mise en scène somptueuse de la démarche un peu folle d'Ahae et l'idée était excellente. Installé à la fenêtre de son atelier, chaque jour il prend des milliers de photos de la nature généreuse qui l'entoure.
Le flyer de l'exposition parle de "saisir le passage du temps", mais ce n'est pas l'aspect essentiel de ce choix de photos, choix forcément très sélectif puisque ce sont au total plus d'un million de clichés qui ont constitué la matière première de l'accrochage. Armé d'appareils numériques de pointe, de téléobjectifs hauts de gamme à longue portée, et d'un matériel technologique très sophistiqué, Ahae est plutôt un photographe animalier et de paysages, de détails de la nature, qui, si l'on ne savait pas qu'ils sont pris d'un seul et même lieu, pourraient n'être que des hommages à la diversité écologique.
Il serait outrecuidant de m'étendre en commentaires divers : l'exposition mérite essentiellement d'être admirée, savourée, dégustée doucement. Elle est superbe, apaisante et parfaitement mise en scène : on y passe un délicieux moment entre les deux ellipses rappelant la salle ovale toute proche des nymphéas, dans une ambiance feutrée et paisible. Il suffit d'y aller et de se laisser porter, d'une salle à l'autre, les photos étant émaillées par des textes très poétiques qui disent l'état d'esprit de l'artiste quant il prit ces clichés.
L'entrée est gratuite et on s'étonne d'un tel cadeau qui ouvre vraiment à tous l'accès à la nature, magnifiée par l'oeil de l'artiste. Pour autant, à la sortie, les produits dérivés rappellent que notre japonais ne perd pas le nord, n'oublions pas qu'il est propriétaire de la société new-yorkaise Ahae Press Inc !! Ne voyez aucun critique à cette remarque qui pourrait sembler perfide : je ne suis pas bégueule et j'ai parfaitement conscience qu'une pareille débauche artistique est une aubaine pour le badaud et qu'il est nécessaire d'être fort riche pour être fort généreux !!! D'ailleurs ses revenus, sans doute à la mesure de sa créativité, n'ont-ils pas permis à Ahae d'acheter cette année tout le hameau de Courbefy en Haute Vienne, 520 000 euros de mise et sans doute beaucoup plus de travaux pour réhabiliter le site dans le respect de l'environnement ainsi que l'annoncent les responsables de l'Ahae Press Inc. Dieu sait que nos campagnes françaises sont belles, vides et pauvres et si Ahae, enrichi par des brevets bios décide de faire revivre Courbefy, faut-il y voir malice ?
PS : Ahae est décidément très en cours dans nos blogs ces jours-ci : n'hésitez pas à aller visiter la vision d'Aifelle, et aussi celle d'Autour du Puits, inspiratrice de cet article puisque c'est elle qui a eu l'idée de nous y emmener.
PS : Ahae est décidément très en cours dans nos blogs ces jours-ci : n'hésitez pas à aller visiter la vision d'Aifelle, et aussi celle d'Autour du Puits, inspiratrice de cet article puisque c'est elle qui a eu l'idée de nous y emmener.





















































