
A l'origine, c'était une petite photo dédiée à Colibri, qui nous est revenue, avec plein de recettes, d'anecdotes et toujours son inépuisable verve... J'ai forcément éclaté de rire (ce qui est très mal) quand j'ai vu qu'elle se trucidait les doigts en cuisine ... Faut dire que je pensais être en la matière championne toutes catégories : toujours pressée et rarement prudente, maniant le couteau comme un instrument à pourfendre et n'aimant guère que quelque chose me résiste, je m'entaille, me coupe, m'ébrèche régulièrement. Tant et si bien que quand j'ai vu ce gant cote de maille, digne des chevaliers médiévaux les plus valeureux, je l'ai acheté darre darre !
Avouez qu'il pourrait à la limite avoir un petit charme sexy, pour amateurs de sensations inhabituelles. Mais je vous assure qu'il est vraiment confortable, même pour moi qui refuse de porter quelques "gants de vaisselle" que ce soit (l'expression est de Linda Lemay)... Cette sensation cote de maille est tout à fait exotique !
Je le recommande vivement à Colibri et à toutes les cuisinières maladroites, de celles qui tranchent leur pouce en même temps que le pain, ou s'enfoncent des fourchettes dans la paume en battant les oeufs !! Il est souple et ne rouille pas car il est en inox, trouve sa place idéale suspendu près de votre batterie de couteaux, et s'enfile aussi bien à droite qu'à gauche, selon le projet dangereux que vous avez en tête. Il n'a qu'un petit défaut, il n'est pas donné, donné... mais il peut aussi être un précieux secours pour ouvrir les huîtres, même si les puristes lui préfèrent le simple torchon, voire pas de torchon du tout car ils sont habiles et prudents, eux au moins ! (et oui, Alter est devenu puriste en matière d'ouverture d'huîtres... à mon grand dam car je tremble qu'il se transperce les mains à chaque fois et préfère fuir les lieux, ce qui l'oblige à ouvrir les huîtres seul)
Et cet article a trouvé avec la suggestion d'Oxygène, une deuxième justification. O2, après avoir constaté avec bonheur qu'elle n'était pas la seule à dormir en chaussettes, nous demande de dévoiler nos petons sexys, chaudement emmitouflés pour la nuit et équipés pour contrer le froid. Moi, quand il y a un jeu, je tiens à participer...
Mais là, pas possible, non contente de dormir pieds nus, j'ai toujours refusé avec la dernière énergie d'arborer quelques pantoufles, chaussettes ou mules que ce soit. Oui, les filles, je dois bien l'avouer je n'ai mis qu'une fois les mules brodées que vous aviez choisies pour moi, tentant de me persuader que je ne déchoirai pas en allant ainsi chaussée. Désolée, je suis bornée, entêtée et je préfère avoir les pieds gelés que d'aller en chaussons. Quant à porter des chaussettes au lit, je crois que j'étoufferai... je sais, je sais, c'est du n'importe quoi, ce sont des préjugés et cela démontre bien les limites de mes capacités mentales.
Tu vois Mamiecolo, il y en a "des" comme tu les décris "Ici au Québec, nous avons des préjugés... En France, les femmes vont pieds nus, le soir, la nuit, au marché tellement nous imaginons peut-être à tort qu'il fait si beau que vous ne connaissez pas le frisson ni les planchers froids, ni les vents du Nord ou de l'Ouest s'infiltrant dans nos maisons ou appartements"
Il fut un temps où, faute d'une isolation convenable, la température du sol de la maison, posé sur un sous-sol ouvert à tous les ventes, oscillait entre -2 et +3... J'avais fini par attraper des engelures, vrai de vrai, et sacrifié au rite de la chaussette ! Un spécimen "à clous" de surcroit... mais impossible de mettre la main dessus.
Alors, faute de pieds, j'offre mes mains à la ronde... d'accord Oxy, ça fait un peu désordre dans un mille-pattes, mais bon, l'important c'est de participer pas vrai ?






























