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BON SENS ET DERAISON

A MES FILLES

vendredi 27 novembre 2009

GANT DE VELOURS

A l'origine, c'était une petite photo dédiée à Colibri, qui nous est revenue, avec plein de recettes, d'anecdotes et toujours son inépuisable verve... J'ai forcément éclaté de rire (ce qui est très mal) quand j'ai vu qu'elle se trucidait les doigts en cuisine ... Faut dire que je pensais être en la matière championne toutes catégories : toujours pressée et rarement prudente, maniant le couteau comme un instrument à pourfendre et n'aimant guère que quelque chose me résiste, je m'entaille, me coupe, m'ébrèche régulièrement. Tant et si bien que quand j'ai vu ce gant cote de maille, digne des chevaliers médiévaux les plus valeureux, je l'ai acheté darre darre !
Avouez qu'il pourrait à la limite avoir un petit charme sexy, pour amateurs de sensations inhabituelles. Mais je vous assure qu'il est vraiment confortable, même pour moi qui refuse de porter quelques "gants de vaisselle" que ce soit (l'expression est de Linda Lemay)... Cette sensation cote de maille est tout à fait exotique !
Je le recommande vivement à Colibri et à toutes les cuisinières maladroites, de celles qui tranchent leur pouce en même temps que le pain, ou s'enfoncent des fourchettes dans la paume en battant les oeufs !! Il est souple et ne rouille pas car il est en inox, trouve sa place idéale suspendu près de votre batterie de couteaux, et s'enfile aussi bien à droite qu'à gauche, selon le projet dangereux que vous avez en tête. Il n'a qu'un petit défaut, il n'est pas donné, donné... mais il peut aussi être un précieux secours pour ouvrir les huîtres, même si les puristes lui préfèrent le simple torchon, voire pas de torchon du tout car ils sont habiles et prudents, eux au moins ! (et oui, Alter est devenu puriste en matière d'ouverture d'huîtres... à mon grand dam car je tremble qu'il se transperce les mains à chaque fois et préfère fuir les lieux, ce qui l'oblige à ouvrir les huîtres seul)
Et cet article a trouvé avec la suggestion d'Oxygène, une deuxième justification. O2, après avoir constaté avec bonheur qu'elle n'était pas la seule à dormir en chaussettes, nous demande de dévoiler nos petons sexys, chaudement emmitouflés pour la nuit et équipés pour contrer le froid. Moi, quand il y a un jeu, je tiens à participer...
Mais là, pas possible, non contente de dormir pieds nus, j'ai toujours refusé avec la dernière énergie d'arborer quelques pantoufles, chaussettes ou mules que ce soit. Oui, les filles, je dois bien l'avouer je n'ai mis qu'une fois les mules brodées que vous aviez choisies pour moi, tentant de me persuader que je ne déchoirai pas en allant ainsi chaussée. Désolée, je suis bornée, entêtée et je préfère avoir les pieds gelés que d'aller en chaussons. Quant à porter des chaussettes au lit, je crois que j'étoufferai... je sais, je sais, c'est du n'importe quoi, ce sont des préjugés et cela démontre bien les limites de mes capacités mentales.
Tu vois Mamiecolo, il y en a "des" comme tu les décris "Ici au Québec, nous avons des préjugés... En France, les femmes vont pieds nus, le soir, la nuit, au marché tellement nous imaginons peut-être à tort qu'il fait si beau que vous ne connaissez pas le frisson ni les planchers froids, ni les vents du Nord ou de l'Ouest s'infiltrant dans nos maisons ou appartements"
Il fut un temps où, faute d'une isolation convenable, la température du sol de la maison, posé sur un sous-sol ouvert à tous les ventes, oscillait entre -2 et +3... J'avais fini par attraper des engelures, vrai de vrai, et sacrifié au rite de la chaussette ! Un spécimen "à clous" de surcroit... mais impossible de mettre la main dessus.
Alors, faute de pieds, j'offre mes mains à la ronde... d'accord Oxy, ça fait un peu désordre dans un mille-pattes, mais bon, l'important c'est de participer pas vrai ?

jeudi 26 novembre 2009

ET SI NOUS LISIONS ???



C'était le 26 octobre et j'avais proposé, sans grand succès d'ailleurs, une petite séance de striptease sur le thème "montre-moi ta cuisine" ... Avez-vous trouvé le thème trop révélateur ? Tout était permis, même et surtout l'humour si on trouvait cela "indécent" mais le sujet n'a inspiré que :
Oxygène (pour une description détaillée en lieu et place de photo, et elle avait raison, cela fait marcher l'imagination... à lire dans les commentaires de l'article ci-dessus)
Chic, toujours en commentaires, qui avec son humour habituel, nous avait fait remarquer qu'on était tous cuits pour la psychanalyse !!
Le thème reste, bien entendu, ouvert, pour les jours où vous êtes en panne d'inspiration ou en veine de révélations !

Je récidive aujourd'hui avec un sujet, à mon sens, bien plus indécent, car très révélateur : "Montre-moi ta table de chevet... et je te dirai qui tu es"... Autant pour la cuisine, nous avions toutes envie qu'elle soit au moins présentable, à défaut d'être apprêtée, autant ici la règle est de ne pas tricher !!
Il faut, certes, enlever tout élément trop révélateur ou indécent genre médicament... encore que j'ai, en ce qui me concerne, laissé le Voltarène dont je m'enduis les pouces chaque soir... car c'est un clin d'oeil : je me suis en effet, "tué" les pouces il y a deux ans environ, à la suite du démanagement de ma (je devrais dire de mes) bibliothèque. Porter les cartons de livres, cela esquinte le dos. Mais saisir les livres entre le pouce et l'index, pour les installer, sur deux rangées comme le dit Odile dans son dernier billet (voir le commentaire), dans de multiples rayonnages trop hauts, trop larges, et où on leur fait danser la gigue dans un souci bien légitime de classement, c'est mortel pour les cartilages. Pourtant, quitte à réinstaller ses livres, il faut profiter de l'aubaine pour les ranger de façon logique, voire rationnelle, et c'est un travail mortel pour des pouces de quinqua ordinaire !
Voilà, comme à l'ordinaire, je m'égare. J'en suis donc aux règles du jeu : c'est ma table de chevet telle qu'elle se présente aujourd'hui, sans mis en scène, sans remaniement abusif, dans son plus pur désordre et dans son naturel révélateur, que je vous propose de présenter. Ne mettez pas votre encyclopédie de philosophie pour faire intello, et n'enlevez pas la revue féminine qui se cache sous les catalogues de cadeaux ! Tout cela est normal pas vrai.
Moi, j'ai de la chance, aujourd'hui les dépliants de cadeaux sont partis à la poubelle jaune (recyclage des papiers), le seul catalogue qui reste est celui de chez Topdeq, et comme il est là depuis un bon mois, il est assez enfoui !!
En terme de revue, juste les dernières "Fiches du Cinéma", reçues hier, et qui me font rêver à tous les films qui n'atteindront jamais Saint Georges de Didonne où, je serais ingrate de me plaindre, passent tout de même assez de films pour me permettre de ne pas avoir l'air trop idiote en matière de cinéma, mais pas les sorties à 20 copies. Quand je pense que certains en voient tellement qu'il est hors de question qu'ils trouvent le temps de les "critiquer"... Veinard !!!(c'est dans les commentaires de l'article !)

Pour le reste, les derniers livres empruntés à la bibli (je suis une adepte de l'emprunt, parfois à mon grand regret car ensuite je me révèle, et pour cause, incapable de retrouver, pour le passer à mes filles, le bouquin génial que j'ai lu il y a peu et dont, damned, j'ai oublié l'auteur, le titre et l'éditeur !)...
La Cucina de Lily Prior (que j'avais déjà emprunté, j'ai retrouvé mon nom sur la fiche de prêt !) mais que j'ai relu avec grand plaisir
Fleur de soleil, histoire de ma vie d'Han Suyin... je l'avoue, vous allez vous moquer, je n'ai JAMAIS lu aucun Han Suyin, et je me suis dit qu'il fallait réparer cet oubli
Ni dEve ni d'Adam que j'ai, vous le remarquerez sur la photo, consciencieusement laissé caché dans un autre car j'ai honte de l'avoir pris : chaque fois c'est pareil, je me fais avoir par la mère Nothomb, et je n'arrive pas à maîtriser ce bizarre phénomène... je sais que je vais pester que c'est creux quand je l'aurais terminé
et deux livres recommandés par Alice, ma jolie bibliothécaire : Comment lui dire adieu, petit livre de la rupture amoureuse de Cécile Slanka qui me promet de délicieux petits moments d'émotion
Ma place sur la photo d'Amanda Sthers, que je viens juste de commencer et qui sera peut-être une jolie découverte !
Le reste, ce sont mes achats compulsifs de détente (après des journées passées à faire des cours, j'ai envie de lecture facile) et mon travers personnel : policiers 10/18, Mo Hayder, Mankell, Minette Walters... et tant d'autres qui, Dieu merci, sont déjà en rangés en rayon et nous vous livreront pas toutes mes turpitudes littéraires ! S'y ajoutent quelques coups de coeur, pas encore lus ou à prêter à Alter... Claudel, Arto Paasalinna, Camilleri et d'autres enfouis sous le nombre !
Mis à part le Voltarène, rien de bien indécent sur cette table : une paire de lunettes de rechange, (allez savoir pourquoi) une petite lampe pour lire sans déranger son voisin quand il dort, une brume d'oreiller et la petite boîte qui contient les broches dont je suis grand amateur sur mes tailleurs (une manie démodée qui donne beaucoup de souci à Alter et aux filles, car ce type de bijou est finalement très rare et difficile à trouver !).
L'exercice vous tentera-t-il ??

PS je vous ai épargné le "coté d'Alter"... d'abord parce que je n'ai pas à vous réveler ses lectures et autres babioles entassées, dont, les filles vous le savez sans doute, des tas de petits cadeaux que vous lui avez faits il y a fort longtemps et qu'il conserve pieusement !! Et ensuite parce que sa "table de chevet" est impossible à photographier : elle s'épanche jusqu'au sol, dans un tas de bouquins enchevêtrés qui me désespèrerait si j'étais une "bonne ménagère"... ce que, Dieu garde, je ne suis guère !

mercredi 25 novembre 2009

GOYA-DALI



Cherchant ce qu'il pouvait y avoir en ce moment comme expo sur Bordeaux, j'ai trouvé l'information sur un blog tauromachique, l'Oeil Contraire qui signalait l'événement, assez peu médiatisé par ailleurs. Dali à la rencontre de Goya présentait, au Cellier des Chartrons, la mise en miroir de 80 Caprices de Goya publiés en 1799 et de leur relecture par Dali entre 1973 et 1977.


Commencée en 1792, alors qu'il est devenu sourd, la série des « Caprices » est un recueil de quatre vingt planches dans lequel Goya critique la classe politique, sociale et religieuse et s'adonne sans retenue à la caricature, caustique et moralisatrice. L’artiste s’en prend à la royauté, à l’aristocratie, aux ministres, aux institutions et porte des attaques, particulièrement audacieuses pour l’époque, contre la religion et l’inquisition.


La portée satirique est telle qu'édités en 1799 « Les Caprices » sont immédiatement censurés et Goya finira par offrir ses planches au roi d’Espagne pour ne plus être inquiété par l’Inquisition. Les gravures de Goya sont sans concession, cruelles et désanchantées, et les égrener ainsi l'une après l'autre a quelque chose d'impitoyable et de sombre.


L'idée de l'exposition était vraiment remarquable, et même si les lieux n'étaient pas très confortables et la foule un peu trop compacte,c'était une visite vraiment interessante. Pourtant, j'avoue avoir été déçue par cette "Dalinisation" des Caprices, somme toute assez artificielle. J'avais imaginé que Dali aurait repris le thème de chaque caprice et en aurait fait une interprétation nouvelle, personnelle. Etant donné ses talents de provocateur, je pensais qu'il aurait trouvé là un sujet de prédilection et qu'il se serait livré à une réappropriation de cette implacable critique sociale, avec la verve dont il était capable.


En fait Dali s'est contenté de reproduire à l'identique les planches de Goya, en y ajoutant quelques caractéristiques de son cru et qui signent son passage : montre molle, béquille ou grand masturbateur... c'est fait sans grande inspiration, un peu au hasard, et il a ensuite renommé les scènes, parfois un peu à tort et à travers, pour faire original.
L'exposition offrait par ailleurs de nombreuses oeuvres gravées, sculptées, dessinées, aquarellées du maître. Diverses séries sur le cirque, les chevaux, les cartes à jouer, un hommage rendu par l'artiste aux grands lithographes américains Currier et Ives, une suite assez drôle malgré un tirage de piètre qualité, des diners de Gala. On admirait aussi le bon à tirer pour une lithographie qui n'a jamais été éditée, une série assez nerveuse consacrée à la Tauromachie américaine.




Et aussi quelques anamorphoses qui auraient fait le bonheur de Koka !!



J'ai apprécié tout particulièrement deux maginifiques dessins préparatoires pour l'illustration des chants de Maldoror.



Alter, quant à lui, a craqué pour une petite planche destinée à illustrer "le revolver à cheveux blancs" d'André Breton.

mardi 24 novembre 2009

KDOS A P'ART

Virée bordelaise dominicale pour profiter, comme l'an dernier, du Salon Cadeaux à P'Art, qui présentait cette année, outre les traditionnels stands d'artistes et d'artisans chez lesquels on trouve des idées originales de cadeaux de Noël, avant la panique du mois de décembre, une collection de poteries anciennes de Sadirac et des ateliers de potiers qui montaient devant le public captivé, des vases, théières et autres pots en tous genres. Parmi les pièces exposées, ce drôle de récipient pour faire boire les poules, et cet accessoire pour enfumer les abeilles du XVIIIème siècle.
Nous avons trouvé que les stands présentés étaient moins intéressants que l'an dernier, même si nous avons avec joie retrouvé notre coutelier Dubost, amoureux de ses lames et très créatif. Il semble que près de 70% des exposants 2008 ont déclaré forfait : n'ayant pas couvert leurs frais fixes l'année dernière, ils ont préféré ne pas revenir. Les frais en question, outre le déplacement, le logement et la nourriture qu'engendrent 3 jours de salon, sont assez exorbitants, un stand de 6m² coutant environ 900 euros, auxquels il faut ajouter les frais de raccordement électrique, 190 euros pour 1 kw. Autant dire qu'il faut en vendre des babioles à 25 euros pour rentabiliser son voyage ! Il y avait trop de supposés artistes, vendant des objets décoratifs aux fonctions imprécises, d'une esthétique contestable, voire carrément ingrate. Ceux-là regardaient défiler tristement l'immense foule de badauds, venus plus pour s'abriter du mauvais temps que pour faire leurs achats de Noël. Dur métier que celui d'artiste, et même les artisans étaient inquiets sur la rentabilité de leur week-end.
Nous avons, quant à nous, la première déception passée, arpenté les allées avec curiosité, et déniché pas mal d'idées sympas, assez en tout cas pour garnir le pied du sapin.

3 chemin des Sables
Triou
79370 Mougon (05.49.06.15.92)
Christel Valenza est installée près de Niort et s'est spécialisée dans le travail du fil d'aluminium entrelacé de pierres de couleur. Elle réalise des luminaires, des appliques murales, des lampes, des lustres, mais aussi des décorations de table pleines d'inventivité.

2 rue de la Prée
17540 Saint Sauveur d'Aunis (06 13 19 16 94)
La boutique de Raphaela Gemini jouxtait celle de Christel Valenza, et présentait ses collections aériennes d'étoles rares en crêpe de soie, étamine de laine ou soie froissée, chacune ornée de pendeloques en pierres semi-précieuses, cristal taillé, verreries multicolores, os sculpté, qui donnent à chaque création un caractère de pièce unique et délicate.


Monsieur et Madame MAUCHAMP LERAT
Les Moraux 71310 LA CHAUX (03 85 74 57 91)
Atelier Fleur d'O est une boutique de bijoux d'une grande variété, dont la conceptrice réalise des créations pleines d'originalité et de talent... Son inspiration est fourmillante, par exemple ce collier orné d'un serpent lui est venu en regardant un épisode des Rois Maudits, dont l'une des reines (Isabelle sans doute) d'une méchanceté fascinante, arborait un collier qui la faisait rêver !

Les Créas de Joe et de Zoe
26 rue du Pas Saint Georges
33000 BORDEAUX (06 68 87 98 69)
Notre dernier coup de coeur a été pour Les Créas de Joe et Zoe, le stand d'une dynamique mamie à l'allure juvénile, qui brode à la demande des sacs, des trousses, des tissus, des doudous, des écharpes, des foulards, bref tout support textile sur lequel on peut inventer des messages du genre "Chérie, tu vois que je n'ai plus rien à me mettre" sur un t-shirt déchiré, jusqu'au classique "je suis blonde et fière de l'être". Elle revendique son statu de mamie, puisque le nom de sa boutique est celui de ses deux petits enfants, pour lesquels elle a inventé ses premières doudous. Elle a réalisé pour nous en un clin d'oeil de petits cadeaux sympas et personnalisés.

lundi 23 novembre 2009

AUTOUR DU PUITS D'ALTER


Quand les blogs accomplissent des miracles !! Alter n'est pas très porté sur la chose gastronomique, mais, la gourmandise aidant, il tente parfois quelques petites aventures culinaires, dont il oublie bien vite les tenants et aboutissants (on appelle cela une recette, mais il ne les retient guère) et ses enthousiasmes sont de courte durée. Pourtant il aime bien cela, même s'il prétend en général n'être qu'apte à jouer les arpètes, il éprouve toujours une certaine fierté à avoir réussi un petit plat. Et l'autre jour, très inspiré par un dessert dégusté au Sizin, il nous avait proposé des coings confits finalement très appréciés.
Françoise répondait gentiment à cette invite par une autre recette, celle de la salade d'hiver à la sauce verte, préparation dont l'énoncé m'a paru à la fois délicieux et facile à réaliser. J'ai donc acheté au marché les éléments nécessaires et mis Alter aux fourneaux, ce qui en, en l'espèce ,reste une simple expression car cette sauce est plutôt à base d'ingrédients crus.
Cela a donné un dîner vite fait, sympa, et particulièrement "goûteux"... faute de temps, la salade de pommes de terre était tiède, ce qui est fort bon, et elle accompagnait un petit merlan vapeur auquel la sauce verte en question ajoutait un assaisonnement absolument parfait. Alter s'est fort honorablement tiré de l'épreuve et espère pouvoir désormais compter une "spécialité" de plus à son répertoire ! Merci Aloïs... oups, pardon, Françoise !

dimanche 22 novembre 2009

RACCOURCI



A l'origine, quand il fut projeté à Cannes, durait 2h35... Il a été raccourci de 25 minutes et comporte encore, c'est indéniable, quelques longueurs, qui ressemblent nettement à des facilités. La fin a tendance à s'enliser, au propre comme au figuré, mais le rappel, avant le générique, qu'il s'agit d'un véritable fait divers, à l'issue somme tout assez heureuse, permet de pardonner au réalisateur ces épanchements un peu surabondants.
Ce qui m'a le plus amusée, outre le fait que l'histoire s'inspire de l'aventure réelle d'un escroc ordinaire propulsé dans une équipée qui le dépasse, c'est l'espèce de mise en abyme que représentent les avatars du tournage lui-même.
Au départ, Xavier Giannoli devait tourner sur le vrai chantier d'autoroute d'un important groupe de BTP. Et au dernier moment, juste avant le début du tournage, le vice-président - qui avait été impliqué dans la véritable histoire - s'est totalement désengagé du projet. " Panique à bord, car nous n'avions évidemment pas le budget pour construire 2 kilomètres d'autoroute, se souvient le réalisateur. A ce moment-là, nous avions tout perdu. Tout. Or, Rectangle est une société de production indépendante et c'était la ruine annoncée... A ce moment-là, j'ai bien observé ceux qui restaient solidaires, et ceux qui devenaient injoignables (...) Nous avons continué à dire à tout le monde "On y arrivera...". Mais la date du tournage approchait, et nous ne savions toujours pas comment construire notre autoroute... tout simplement le décor principal du film. "
Et puis un jour, dans le Nord, le réalisateur a fait une rencontre déterminante pour la suite du projet... Amusé et touché par son histoire, Raymond Legrand, un ancien paysan devenu loueur indépendant de machines de chantier, accepta de lui prêter ses engins pour construire un tronçon d'autoroute fictif. " Un homme pur et passionné, raconte le réalisateur. J'ai donc tourné avec ses engins, mais aussi avec ses ouvriers. Il a été mon conseiller technique, tant pour les travaux que pour me faire saisir ce milieu aussi justement que possible. Il a tracé mon autoroute avec des moyens que je n'aurais jamais pu m'offrir. " Autant dire, que, comme les protagonistes de son film qui font vivre un projet qui n'existe pas, simplement par leur volonté d'y arriver, Giannoli a forcé le destin en persévérant alors qu'il n'avait, à vue humaine, aucune chance de pouvoir réaliser son film.
Je le répète, il y a des longueurs, c'est truffé d'invraisemblances et d'approximations, et on baille assez nettement sur la fin. Mais François Cluzet est tellement convaincant dans ce rôle qui lui colle à la peau, et l'histoire tellement sympathique, qu'il serait dommage de bouder son plaisir et de ne pas suivre l'avis enthousiaste de la critique. La bataille des hommes contre les éléments est éternelle, et ce conte de la rédemption improvisée d'un homme que rien ne prédestine à être bon est touchante, voire prenante.
Pour finir, l'histoire du scarabée m'a fait pensé à celle de nos écologistes locaux qui se sont dressés face au projet méthanier de 4Gas... Sauf qu'ici, la population locale était et reste farouchement opposée aux ambitions économiques du groupe néerlandais, loin de rêver aux emplois que cela serait supposer créer. Et les charentais, Dieu garde, sont nettement plus têtus que les scarabées !!

vendredi 20 novembre 2009

SENS UNIQUE

Le sens unique, ce soir, c'est celui de l'amitié virtuelle, à l'honneur dans nos blogs, et qu'il faut honorer, fut-ce après une semaine un peu trop "boulot-boulot", durant laquelle il ne s'est rien passé qui soit susceptible de donner lieu à une quelconque réflexion, et encore moins à une narration ! Sauf à tomber dans le quotidien, que nous évitons soigneusement d'égrener, ces blogs étant nos petits moments de rêves, d'imagination ou de rire !
Je voulais faire un article sur cette histoire invraisemblable de ballon, touché par un supposé héros national, dont j'ignorais encore le nom il y a peu... Ce matin, prenant ma douche, autant dire à un moment où mes neurones n'étaient pas encore très actifs, je me suis dit '"m'enfin, depuis quand c'est interdit de toucher un ballon avec la main"... Ben oui, je sais, je suis nulle, mais que voulez-vous, y a que les matchs de rugby qui parviennent à retenir mon attention.
D'ailleurs, vous a-t-on bassiné toute la semaine d'une nouvelle pourtant d'importance, au moins pour les aficionados dont je suis : vendredi dernier, la France a battu, avec la manière en plus, les Africains du Sud... Non, je suis sûre que vous n'en avez même pas entendu parler ! Normal, le sport doit rester à sa place.
Pour autant, histoire de ne pas paraître aussi idiote que je le suis, j'avais prévu d'illustrer mon billet avec une photo évoquant le rond, pour bien montrer que j'ai compris qu'au foot, le ballon n'est pas ovale. Voilà, c'est fait !

mercredi 18 novembre 2009

"PETITES" IMAGES POUR VOUS

Chacun de vous comprendra le message !!
Bien sûr il faut absolument CLIQUER sur les images !!
Pour ALTER EGO

Pour MANDARINE

Pour KOKA
Ce que j'ai trouvé de plus proche du koala... pour te souhaiter un bel et doux envol !!

Pour OXYGENE


Pour celles et ceux qui, parmi vous, sont très "chat"
(oups... je suis désolée, je suis "chien"... mais on peut s'entendre tout de même !)

Et pour tous les autres...


Merci à Philippe qui m'a fait connaitre le site de Jacquie Lawson

mardi 17 novembre 2009

PANEL PAS MALIN !!!

Marre de marre !!!

Ça a commencé avec les cartes de supermarché... au début, je trouvais ça complètement débile, genre points de fidélité collés sur une carte en chromolithographie... on découpait pendant des mois de petites vignettes Suchard ou Pétrole Hahn, pour finir par obtenir un cadeau qui ne valait pas un sou et dont les frais de port dépassaient largement la valeur. Bref, j'ai fait longtemps un blocage aux cartes de supermarché (et aux supermarchés aussi d'ailleurs), répondant d'un ton rogue aux caissières bien intentionnées "non, je n'en ai pas, et je n'en veux pas".
Et comme tout le monde, je me suis trouvée finalement encombrée d'un tas de petits cartels de toutes les teintes, avec codes et promesses de remise à l'appui, qui ont envahi mon portefeuille au point de le faire exploser...
Habitant le fin fond du fond de la France, je suis amenée à prendre souvent le train... et quoiqu'en dise Mandarine, qui, la pauvre, passe son temps à buguer sur le site "voyages sncf", l'achat des billets par internet c'est bien commode. Et avec les billets en question, on remet ça : vous avez droit à des points de fidélité. Maximiles, les points... qui s'accumulent sur un compte dont j'ai perdu le code, et qui devraient me permettre de m'offrir le dernier DVD de "l'âge de glace", ou des "lunettes disco blue Wastget, fashion de jour comme de nuit"...
Bref, je ne sais où j'ai cliqué, mais arrivent régulièrement dans ma boite email des enquêtes IFOP (sans doute ma sympathie pour les statisticiens, Koka oblige !!) qui me promettent de nouveaux points Maximiles (???) si je réponds à leur questionnaire. Et je l'avoue, chacun à ses faiblesses pas vrai, parfois je tente l'enquête.
Et là, c'est TOUJOURS la même procédure : "ça" me demande mon sexe, mon année de naissance... et hop, je suis immanquablement retoquée !!! A croire que "la ménagère de 50 à 60" passe son temps à répondre à ces inepties (je le fais bien !!) et lorsque je pointe ma petite souris, on m'annonce que "cette tranche a déjà obtenu assez de réponses" et que l'affaire est close en ce qui me concerne...
Ben oui, on n'a pas vraiment besoin de l'avis d'une femme oisive et quinquagénaire !! Et, allez savoir pourquoi, moi, ça me vexe cette mise au rancard !!

Pas toujours facile de maitriser la souris, pas vrai ??

lundi 16 novembre 2009

LA RECETTE D'ALTER EGO

Samedi il faisait tellement beau que, les photos de la courge spaghetti le prouvent, nous avons même pu déjeuner dehors. Mais hier, journée totalement pourrie, pluvieuse et humide, au point qu'il nous fut impossible de mettre le nez dehors, fut-ce pour la marche hygiénique à laquelle nous nous astreignons, histoire de mobiliser nos petits muscles et de me changer les idées en cette période de travail intensif.
Que faire avec un temps pareil, quand votre femme passe la journée sur son ordi à préparer des power point à finalité pédagogique ? Entretenir le feu, et là, Alter Ego n'a pas son pareil : avec du bois humide, sans autre artifice que son légendaire  pour la flamme, il nous assure une flambée permanente et joyeuse, qu'il ponctue de "Tu as vu ? Il est beau mon feu... je suis amoureux, moi !"...
Et faire la cuisine... les moules sont magnifiques, c'est la pleine saison, les huîtres superbes et succulentes (tu as vu ?? je les ouvre aussi bien que Marc ! Pas aussi vite mais aussi bien !), les pétoncles, délectables, surtout avec une petite tartine de beurre "Charentes Poitou, tradition du goût", au sel de l'île de Ré...
Et me concocter un dessert dont il a acquis le secret au Sizin, le meilleur de la Turquie à Paris. Sa première tentative avait été peu convaincante, mais là, avec des fruits bien mûrs, et en tirant leçon de son premier échec, c'était parfait.



Il prend des coings, de préférence parfaitement mûrs donc, dont il enlève un chapeau et qu'il évide le plus complètement possible (le centre est dur et il faut bien l'éliminer). A l'intérieur de la cavité ainsi réalisée, il glisse un morceau de beurre salé (le même que plus haut !), quelques raisins blonds préalablement gonflés dans l'eau tiède, le chapeau débité en petits cubes et un peu de sucre roux. Il place les coings ainsi apprêtés dans un plat allant au four, ajoute un peu de sucre sur le dessus, verse au fond du plat un bon verre d'eau et enrobe son plat d'une double couche de papier d'aluminium bien étanche. Il met l'ensemble au four à 150°, et le laisse au moins  2h30... il faut que ce soit bien tendre. On le déguste tiède ou froid, arrosé d'une généreuse cuillère du jus qui s'est constitué lors de la cuisson.
Il attend que vous ayez testé et que vous lui en disiez de nouvelles !! C'était tellement bon que je n'ai pensé à prendre une photo que lorsqu'il n'en restait plus qu'un, et que j'en étais à me lécher les babines de ce régal turc, revu et adapté à la sauce michelaise !!