dimanche 21 avril 2013

JULES ERNEST RENOUX : pour changer de Boudin !


Il en est des injustices de la renommée comme de celles qui frappent aveuglément l'un plutôt que l'autre, les uns étant célèbres, adulés, courus, provoquant des émeutes pour visiter leurs rétrospectives, les autres végétant modestement dans d’obscurs musées de province où quelques rares amateurs leur jettent, sans vraiment s'arrêter, un coup d'oeil discret "Tiens c'est pas mal"... et ayant vu le cartouche s'en vont déçus, le nom ne leur disant rien qui mérite pas l'arrêt. Ah !!! les cartouches dans les musées et expositions, on a parfois l'impression que certains visiteurs passent plus de temps à les lire qu'à regarder les œuvres accrochées... On pourrait en gloser longuement... mais là n'est point le sujet de mon article.


Jules Ernest Renoux* est de ces incompris qui restent sur la touche alors que leurs peintures méritent largement le détour. Lorsque son père s'engagea en 1870 comme volontaire dans le conflit Franco-Prussien, Jules Ernest vint vivre à Paris avec sa mère et, doué pour le dessin, y suivit les cours de Jean-Léon Gérôme et d'Alfred Philippe Roll à l'École des Beaux-Arts. Collaborant avec ce dernier pour des fresques et plafonds à l'Hôtel de ville, à la Sorbonne et au Petit Palais, il acquit une certaine notoriété, qui lui valut pas mal de commandes importantes et de décorations, voire de participations au Salon des Artistes Français ( à partir de 1922). Installé à Paris au 50 rue Saint-Didier, en 1928 il décida de retourner dans sa ville natale Romeny sur Marne, où il travailla jusqu'à sa mort en 1932.


 Mais que nous vaut cet article, se demandent certains d'entre vous ? Une exposition ? Une visite à Romeny ? Que nenni... Outre le fait que le Petit Palais possède 6 toiles du peintre (et nous étions au Petit Palais il y a peu), le musée s'est vu offrir le chevalet de campagne du peintre, accompagné d'un adorable parasol, d'un pliant de cuir et tout son matériel portatif, boîtes, couleurs, carnets, porte-pinceaux etc... une donation faite au musée en 2002 par Anne-Marie Renoux** et qui est d'autant plus émouvante que le peintre aimait par dessus-tout, comme nombre de ses contemporains, peindre "sur le motif".


Il était donc très bien équipé pour courir la campagne et peindre en toute quiétude, confortablement installé dans cette sorte d'atelier mobile ! C'est ce petit équipement très suggestif, le peintre ayant esquissé sur ses boîtes paysages ou portrait de son épouse, qui m'a donné envie de mieux connaitre Ernest Renoux.


Timide et réservé, Renoux aimait à peindre ses proches, sa femme Berthe Madeleine ayant souvent été son modèle. On dit qu'il aimait peindre en extérieur mais n'osait pas trop s'installer dans les rues. Il choisissait, quand il le faisait, un petit recoin discret, ce qui donne à ses compositions une perspective toujours assez originale et assez inhabituelle.


Le Times de Londres a dit de lui& "On peut le classer parmi les impressionnistes, au sens large, à cause de son amour pour les effets de plein air, prenant un plaisir particulier aux taches de lumière, aux piquetage du soleil dans les arbres ou sur des avenues hachurées. Précis dans la perspective, il l'a utilisée avec un sens aigu de la couleur et a montré une habileté particulière dans le placement de ses personnages, dont l'esquisse, à diverses distances, donne la profondeur."

Pour vous dire l'ambiance qui règne dans les toiles délicates de Renoux, le fait que certains de ses paysages aient été prêtés en 2010 au musée De Nittis à Barletta en Italie, dit bien le style du peintre : des lumières chaudes, des scènes paisibles et douces, un bonheur campagnard ou urbain plein de sérénité, le tout enlevé d'une touche légère, habile et bien structurée. Tout à fait l'ambiance raffinée de ce début de XXème siècle, qui a fait le succès de plus chanceux que lui !


Paris l'entrée du pont Alexandre III


Paris jardin du Trocadéro avec le Rhinocéros de Jacquemart (1922)


Paris, de l'Observatoire de Meudon 1921
Précision donnée par Mahaut, une lectrice qui a laissé un commentaire ci-dessous (à lire absolument, si cet article vous a intéressé) et qui semble bien connaitre la maison de Renoux et l'histoire du peintre :
L'homme au chapeau de dos est le peintre, et le jeune garçon, son fils Marcel.


Cours-la-Reine 1921


L'heure du thé 1920
toujours par Mahaut :
Nous retrouvons encore Marcel debout en train"d'engloutir son thé" , et sa maman , à sa droite, en robe blanche avec sa jolie chevelure rousse qui la caractérisait . J'ignore par contre qui sont les 2 autres femmes.


Arc de Triomphe 1915


Preuve s'il est est que Renoux n'est très reconnu chez nous, il existe pour lui une notice de Wikipedia en anglais, mais rien dans le site en français ! Paradoxal ? Non, les anglo-saxons aiment ces peintures lumineuses et joyeuses et ne sont pas si obtus que nous, ils ont su les acheter et les apprécier, constituant des collections qui permettent d'accéder au style des "Artistes Français" sans forcément se ruiner.
Il faut aller sur le site de la ville natale du peintre, Romeny-Sur-Marne, pour avoir une petite notice le conernant.
Une association Ernest Renoux s'est récemment constituée qui se donne pour objectif de mieux faire connaitre le peintre ! Une très judicieuse évolution de l'Histoire de l'Art qui essaie de sortir des sentiers battus et de mieux s'intéresser à tous les peintres et pas seulement à ceux que la critique et la spéculation ont propulsés au zénith, dans des zones de prix inaccessibles, même et surtout pour les musées (qu'on se rappelle de la mobilisation financière qui a été nécessaire pour acheter le Chêne de Flagey (pratiquement 4 millions d'euros, une paille ! Jules Ernest Renoux cote quelques centaines d'euros !!).
Grâce sans doute à cette association, une plaque a été posée à Romeny, perpétuant la mémoire du peintre, et sur le site de la mairie, on apprend que "son atelier de Romeny situé dans le haut de son jardin dominant la Vallée de la Marne reste intact." On peut même y voir une photo de cet atelier, maison privée, et sa tombe située dans le village. Dommage à mon sens qu'Anne-Marie Renoux n'ait pas fait don de cet équipement de campagne à la ville de Romeny ... là-bas, cela aurait été un vrai trésor pour la ville !! Mais qui, sait, le Petit Palais aura peut-être l'idée de le mettre en dépôt à l'endroit où il sera le plus en valeur !  

** Ce matériel, prêté par le Petit Palais, figura dans l'exposition "Impressionisme" qui s'est tenue à l'Albertina en 2009. Anne-Marie Renoux a, par ailleurs, réalisé le catalogue raisonné de son beau-père et a dénombré environ 1000 oeuvres identifiables.

17 commentaires:

  1. une bien agréable découverte il n'y a que le rhinocéros que je n'apprécie pas , j'aime l'ambiance qui se dégage des scènes comme la vue de l'observatoire, le cours la Reine, l'heure du thé...
    Merci Michelaise pour cette promenade impressionniste

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    1. Il est marrant pourtant ce rhino en contre-jour !! mais tu as raison, l'heure du thé est particulièrement "parlante" !!

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  2. Renoux,,, je ne connaissais -bien sur- pas du tout, mais je trouve qu'il est délicieux, de meme que ses tableaux et son "atelier mobile", merci Michelaise pour cette énième et si agréable découverte.

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    1. un petit peintre modeste mais qui mérite qu'on s'y arrête !

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  3. Pour ceux et celles que ce peintre intéresse et qui n'ont pas la possibilité de se rendre au Petit Palais vous tapez sur Google "Jules Ernest Renoux photos" vous pourrez découvrir d'autres œuvres de ce peintre ,vous verrez que manifestement il s'est bien "exporté "
    Un peintre auquel je vais rendre visite régulièrement .
    Vous ne le savez peut-être pas mais en dehors des expositions temporaires l'accès au Petit Palais est gratuit alors ne vous privez pas de cette visite qui vaut un petit détour
    Cerise sur le gâteau il n'y a jamais foule on a l'impression d'avoir ce musée rien qu'à soit
    Ne repartez pas sans être passé par prendre un verre sous la rotonde aux beaux jours c'est fort agréable.

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    1. merci de tous ces renseignements Aloïs !!

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  4. Bonjour Michelaise.
    Voilà bien le côté aussi agaçant qu'intéressant des blogs.
    Je viens pour te lire et je me régale des toiles de Jules Ernert Renoux, mais au moment où je vais déposer mon com, je vois la photo de Mandarine si souriante... Je clique, lis, puis dépose un com, puis au retour, je vois dans la colonne de droite la photo d'une hirondelle sur le blog "le clos joli" que je n'ai pas visité depuis longtemps... J'y vais... Je lis et je dépose un com....
    Et ainsi, de fil en aiguille, j'ai perdu un peu les mots que je voulais te confier après l'étonnante et merveilleuse découverte de ce peintre. C'est sans doute aussi bien, car il y avait trop d'émotion en moi. Comment te dire... Je ne sais pas pourquoi mais ces tableaux m'ont énormément touchée. Ils sont si vrais, si vivants... J'aime vraiment énormément. Ces personnages saisis à un moment précis de leur vie, observant la ville ou se reposant sur un banc, buvant le thé ou discutant, ces taches de lumière qui dansent au pieds des arbres. Tout est vibrant de vie et de vérité...
    Un grand MERCI à toi qui sais nous présenter de si belles trouvailles.
    Bonne fin de journée.

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    1. Merci pour tes mots et ta patience, tu as raison c'est énervant parfois de recommencer et tu l'as très bien fait ! je suis heureuse qu'ernest renoux t'ait plu !!

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  5. Après Boudin, je trouve ce choix judicieux car une certaine continuité se fait bien sentir...

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    1. Merci Enitram, et on finit par les carrelets qui sont présents sur les falaises de Boudin aussi !!!

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  6. Voilà une belle "petite" découverte. Tu as raison, ce peintre vaut que notre regard s'attarde sur ses œuvres, de belles touches de couleurs et de lumière biens maitrisées et un beau témoignage du Paris de l'époque.
    Dans ma région niçoise il y a une "poignée" de peintres de la fin du XIXe et du début XXe qui mériteraient de sortir de nos musées régionaux et, en particulier mon préféré Emmanuel Costa qui lui n'a même pas un mot dans Wikipédia (sauf à Opéra de Nice) même en anglais. Et bien d'autres aussi que j'apprécie et qui ont su si bien rendre l'âme de ma région.
    Une petite adresse si par hasard tu voulais voir leur travail mais, peut-être les connais-tu déjà ?
    http://peintres.nicehistorique.org/pge/pge_biographie.php?rubrique=biographies&id=14.

    Merci d'avoir fait découvrir Jules Ernest Renoux
    Bises et belle journée

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    1. Nul doute Mireille que les peintres provençaux ont su rendre mieux que quiconque cette impression de lumière et de joie à travers une touche légère et souvent très talentueuse. Je suis allée voir ces peintres niçois et j'avoue que certains sont vraiment agréables... EN fait ce sont des peintres XIX, donc actuellement pas très "en cour" !!! on en trouve parfois en ventes publiques mais il ne faut surtout pas les acheter à Nice (où ils sont connus donc plus chers !) !! des noms intéressants à retenir car leurs aquarelles, par exemple, sont très abordables. Et un jour, on les "retrouvera" !! Ce lien est très intéressant car il mène vers un site qui a fourni un joli travail de "reconnaissance", merci Mireille

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  7. J'ai vraiment eu plaisir à lire les jolis commentaires sur l'oeuvre d'Ernest Renoux que j'apprécie tout particulièrement. Après Boudin, l'hommage est digne ! Merci à "Michelaise" de nous offrir l'occasion de parler de ce peintre si discret . J'ai découvert la peinture grâce à ses toiles qui m'observaient lorsque je m'endormais petite fille dans une chambre de sa maison familiale à Romeny. Ma sensibilité pour la peinture, je la lui dois.
    Je me permets de préciser qu'il a collaboré avec Alfred Roll pour le Petit Palais . Ses connaissances en perspectives lui furent précieuses pour l'exécution de ses grandioses compositions et plafonds. Finalement, c'est un juste retour des choses que de pouvoir admirer quelques une de ses toiles dans ce superbe Musée. Mais pour être parfaitement honnête, les toiles exposées ne sont pas les plus jolies...Il a réalisé de vraies merveilles. Ses tableaux nous offrent une douce promenade le long des quais de Seine, en nous faisant découvrir la magie des ponts, les reflets de l'eau et les vapeurs bleutées et nous propose parfois une halte dans les illustres jardins parisiens Sa peinture n'est que délicatesse et finesse du détail, les couleurs pastel explosent, le spectateur du tableau voyage et s'embarque. Bien, je vais m'arrêter là, car je pourrais en parler pendant des heures. Le faire revivre ainsi à toute son importance en ce moment. En effet, sa maison et son atelier sont désormais en vente. L'atelier était resté intact jusqu'alors. Nous avions toujours la sensation que le peintre allait apparaître d'un moment à l'autre et préparer ses peintures avec ses petits sachets de pigments, puis s'installer à son chevalet, les lunettes flanquées au bout de son nez.
    Concernant l'association qui fut créée par Anne-Marie Renoux en 1994 ( belle-fille du peintre et décédée en 2011 ) , elle va probablement disparaître, l'absence de cette dernière faisant cruellement défaut. Elle aurait été vraiment heureuse de lire vos commentaires, elle qui a oeuvré toute sa vie pour la reconnaissance de ce peintre si discret. Elle souhaitait faire reconnaître la maison et l'atelier comme patrimoine culturel mais malheureusement , elle n'y est pas parvenue. Continuez de faire partager votre coup de coeur pour Ernest Renoux qui disait toujours :" je vais travailler" et non pas " je vais peindre". Il fait parti des méconnus de l'impressionnisme mais pourtant si talentueux.
    Merci .

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    1. SI vous saviez Mahaut, combien votre commentaire me fait plaisir !! Voilà une des raisons pour lesquelles j'aime tenir un blog : pour ces échanges incroyables qui me permettent, en rendant justice à des gens talentueux et modestes, d'éviter qu'ils soient oubliés. Je vous remercie vivement pour ce long commentaire qui, je le sens, a été écrit avec le coeur et, comme vous dites, vous aimez parler de Renoux ! Donc vous avez séjourné dans cette fameuse maison de Romery, et je suis avec vous désolée de savoir qu'elle est en vente et que rien ni personne n'a pu ou su se mobiliser pour protéger l'atelier du peintre ! Quel dommage, d'autres ont su le faire (je pense en particulier à la municipalité de Loches qui a su faire de la maison d'Emmanuel Lansyer un endroit captivant en conservant l'atelier et l'ambiance de travail du peintre (voir l'article que je lui ai consacré, cela devrait vous intéresser pour voir ce que d'autrs ont su faire). Cela ne parait pas si compliqué, ni si ruineux et ce genre d'endroit attire de plus en plus les touristes, pas forcément obnubilés par les "grands noms" : la curiosité est plus grande qu'autrefois (grâce à internet) et je suis persuadée que, telle que vous la décrivez, avec son atelier intact, cette maison aurait pu être mise en valeur.
      Merci aussi pour vos précisions, je n'avais pas pu trouver quel était le lien de parenté d'Anne Marie Renoux avec l'artiste, nous voilà fixés, c'était sa belle-fille.
      Quant au talent de Renoux, il ne fait aucun doute et il n'apparaît que trop clairement, quand on regarde ces peintures, que les effets "mode, chance, spéculation" sont particulièrement injustes ... il mériterait, comme tant d'autres d'ailleurs, beaucoup plus de considération alors qu'on se focalise sur quelques noms, hypers connus, abominablement cher, et pas toujours d'une qualité constante ! J'avoue que, c'est le revers de la médaille, je m'offrirais volontiers une toile de Renoux si j'en trouvais une.
      Croyez-vous qu'on puisse tenter quelque chose pour convaincre la municipalité de Romery qu'elle passe à travers quelque chose en n'achetant pas cette maison, et qu'elle le regrettera ?? Dans 10 ans, car le mouvement vers le reconnaissance des "petits" est amorcé, forcément avec les cotes démentielles des autres, on le lui reprochera !!! On redécouvre Roll, Henri Martin, Ziem, les Macchiaoli, Tobeen, j'en passe ... pourquoi ne pas oeuvrer à la défense et à la mise en valeur de Renoux ??

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    2. A propos d'atelier de peintre qui pourrait (aussi) être sauvé, allez par curiosité voir notre découverte de celui d'Henri Martin dans le Lot !! Très émouvants ces ateliers !!!

      Comme était aussi très émouvante la fenêtre où Henri Martin essuyait ses pinceaux et qu'une dame sensible a su préserver !! Je suis certaine que la maison de Romery regorge de pareils "indices" et que ce serait un bonheur que de les découvrir !!

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  8. Merci, je regrette sincèrement de ne pas avoir découvert votre blog plus tôt .Anne-Marie Renoux aurait été ravie de vous ouvrir ses portes. Je suis intimement persuadée que vous auriez été séduite encore un peu plus.
    Je suis depuis peu la présidente de l'association Ernest Renoux et je dois vous avouer que je me sens bien seule. Je suis débutante en la matière et désireuse d'apprendre. Toute suggestion , contacts conseils seront les bienvenus ... Concernant la préservation de la maison, la situation est différente de celle que vous évoquez à Loches, l'atelier du peintre a été légué à la municipalité. Dans notre cas, la commune en supposant qu'elle soit intéressée devra l'acheter. Cela change considérablement les choses pour une petite municipalité .Votre gentille proposition de tenter quelque chose auprès de la mairie me touche particulièrement. La commune possède un ou 2 tableaux que Madame Renoux lui a offerts. Une stèle dédiée au peintre a été installée à côté de l'église Je serais heureuse d'en parler avec vous , accepteriez vous que je vous communique mon adresse mail ?
    Pour terminer, et pour le ( mon) plaisir je vais vous donner quelques précisions sur deux tableaux que vous avez eu la gentillesse de mettre dans votre blog : Sur le tableau : Paris de l'observatoire de Meudon, l'homme au chapeau de dos est le peintre, et le jeune garçon, son fils Marcel.
    Sur le tableau : l'heure du thé, nous retrouvons encore Marcel debout en train"d'engloutir son thé" , et sa maman , à sa droite, en robe blanche avec sa jolie chevelure rousse qui la caractérisait . J'ignore par contre qui sont les 2 autres femmes. Si vous le souhaitez , je me ferais un plaisir de vous adresser une monographie qui retrace le parcours de ce charmant peintre , illustrée de nombreuses photos de ses oeuvres.
    A très bientôt j'espère.

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    1. Merci pour ces précisions sur les peintures, précisions que je m'empresse de rapporter dans l'article car les visiteurs ne lisent pas forcément tous les commentaires.
      J'avais bien pensé que le fait que Lansyer ait donné sa maison à la municipalité de Loches était, pour cette dernière, un facteur qui a facilité les choses... voire même les a un peu forcées : il fallait bien en faire quelque chose de cette maison !! Mais bon Lansyer n'avait pas d'héritier et il a pensé, à juste titre, que ce don permettrait d'assurer la postérité de sa mémoire. Pour autant, la municipalité de Loches, sans doute plus riche que cette de Romery, fait feu de tout bois pour attirer les touristes et, à mon sens, leur politique culturelle doit être "payante" ! De plus, un musée permet de "valoriser" un nom... dommage qu'ils n'aient que 2 toiles mais qui, sait, peut-être qu'Orsay, qui regorge d'oeuvres, serait prêt à leur laisser la palette du peintre en dépôt, cela se fait les "dépôts des musées nationaux", nos musées de province en sont remplis, fort heureusement ! et cela fait vivre les oeuvres, et en plus, cela désengorge les réserves !! Bref, cela demande une vraie volonté politique, je pense au musée de Castres qui a, grâce à la pugnacité de son conservateur, "récupéré" de superbes bas-reliefs renaissance qui sont bien mieux à Castres, où ils ont la vedette, qu'à Paris !! voir ici !!
      Je serais ravie que vous m'envoyiez un mail pour continuer cette conversation en privé : vous trouverez sans peine mon adresse en allant en bas du blog (je suis désolée c'est long à faire défiler, mes articles sont si longs !!), partie droite de l'écran, juste à côte du compteur : vous cliquez sur Michelaise et vous aurez une page où vous trouverez mon mail, à gauche ! je serais ravie de m'inscrire à votre association et plus, si affinités ! Non, je plaisante mais vous devriez aussi communiquer cet article à la municipalité, on ne sait jamais ... l'exemple de ce qui existe ailleurs pourrait peut-être les inspirer... et votre témoignage rend les choses tellement plus vivantes.

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