mardi 24 juin 2008

FAITS DIVERS SUR ESTUAIRE

Entre les pieds nickelés à Meschers et le pactole de Saint Georges, les colonnes faits divers de la presse locale s’en donnent à cœur joie ces derniers temps sur la côte Atlantique, et les commérages vont bon train dans les ruelles de nos villages.

La première histoire a commencé à la mi-avril quand on a retrouvé un matin, juste derrière chez Gilles, une femme gravement blessée à côté de sa voiture. Elle partait travailler au lever du jour quand deux individus cagoulés l’ont forcée à sortir de son véhicule et, la renversant, lui ont roulé dessus à plusieurs reprises, avant de la rouer de coups et de l’entailler avec un cutter, et de la laisser pour morte dans un fossé. Sauvée à la suite d’une longue hospitalisation, l’enquête a été menée avec diligence, et si l’on soupçonnait à bon droit le mari, le dénouement laisse tout de même perplexe. Le couple étant en instance de divorce, et les intérêts financiers importants, l’implication du mari semblait inévitable, malgré son alibi en béton. Mariés sous le régime de la communauté de biens réduites aux acquêts, il était clair que les garages de cotnrôle technique acquis ou créés durant leur vie matrimoniale devaient être partagés entre les époux, et on imagine comment le mari, furieux, a mal pris la chose. De là à passer un « contrat » avec deux « tueurs » à la petite semaine, pour la modique somme de 80 000 euros, payables après l’exécution de la dame, il n’y avait qu’un pas que cet apprentis malfrat a franchi sans trop se poser de questions. L’eut-il fait qu’il eut réalisé combien l’entreprise était absurde, voire improbable et n’avait aucune chance de réussir. Tout ce beau monde a fini par avouer, et le mari et ses exécutants se sont retrouvés sous les verrous, ce qui clos dignement l’épisode. Pour faire bon poids et parce qu’il n’y a pas de petits profits, on a retrouvé le sac à main de la victime chez les agresseurs chargés du contrat !

Le Parisien

Cyberpresse

Le conte de fées qui défraie la chronique à Saint Georges est beaucoup plus réjouissant dans ce monde de brutes, et fait rêver ceux qui, la veille, tremblaient devant cette attaque sauvage qui pouvait faire croire à une insécurité nouvelle sur nos plages… Aller travailler aux petites heures quand des hommes cagoulés risquent de vous estourbir à la sortie de chez vous, voilà qui n’était guère réjouissant comme perspective…La deuxième affaire est nettement plus agréable et les locaux en sont tout étourdis.

L’histoire commence en 1958 : le jeune Klaus âgé de 19 ans et son frère Fritz effectuent un tour de France à moto. Ils font une halte sur la plage de Saint-Georges-de-Didonne et y campent quelques jours. Klaus fait la rencontre d'une jeune fille, Eliane, dont il tombe amoureux. De leur union naîtra, sans doute après son départ, un fils. Klaus de retour en Allemagne, devient officier dans la marine, avant de se construire une véritable fortune dans l'industrie pharmaceutique outre-Rhin. Il semble qu’il ait vu ou revu son fils adolescent à Marseille, mais depuis tout contact avait été rompu. L’industriel étant décédé en 2006 en laissant plusieurs millions d’euros à léguer à ce fils perdu de vue, le notaire chargé de la succession est parti en chasse de l’enfant fantôme. Il a pour viatique quelques indices précis, Klaus ayant consigné sur un carnet de notes sa rencontre et son histoire d’amour atlantique. La naissance de l’enfant, prénommé Jacques ou Jean Jacques, y est racontée aussi et notre tabellion cherche depuis maintenant deux ans où pourrait se cacher l’heureux bénéficiaire des largesses posthumes de son géniteur. Ayant eu dans ses démarches un succès mitigé, il est venu à Saint Georges continuer son enquête, et vous imaginez les espoirs qu’il fait naître ! Il semble qu’à défaut de trouver des informations sur cette histoire-là, tout un chacun se rappelle et raconte d’autres histoires d’amour jusque là soigneusement cachées, mêlant des Eliane improbabbles à des infidélités de vacances dont on se demande soudain si elles n’auraient pas un lien avec l’allemand de 58 ! On confond les années, les lieux et les prénoms, on se souvient, on évoque en riant d’anciennes aventures, les langues vont bon train, mais rien n’y fait, Jacques reste introuvable ! Voilà en tout cas qui nous change des faits divers glauques et fait fantasmer dans les chaumières !



2 commentaires:

  1. Françoise DEA25 juin 2008 à 21:13

    Oui j'ai entendu parler de cette histoire, sacrée Eliane !! c'est drôle la vie !!

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  2. C'est fou cette histoire, il s'en passe des choses à Meschers !!!

    Marie

    RépondreSupprimer

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