lundi 31 décembre 2007

LISBOA JOUR 3

Fred travaillait à l'ambassade le matin, et j'en ai profité pour aller faire quelques courses vaguement éclectiques et peu organisées, pour le repas du soir. Pas évident de prévoir un repas quand on n'est pas dans son cadre culinaire, j'avais perdu tout repère et j'ai acheté au petit bonheur des tas de trucs inutiles !
Nous l'avons rejoint à pieds après une superbe balade en descente, fort heureusement, qui passait par la mer des eaux, un endroit étonnant qui abrite les anciens réservoirs de Lisbonne dans un immense bassin aux reflets transparents. De là, part l'aqueduc qui alimentait la ville.


Plus loin, nous avons traversé les jardins d'Estrella, aux essences tropicales luxuriantes, et le soleil jouant sur les ginkobilobas donnait aux frondaisons une allure de trésor oublié.


Je voulais à tout prix déjeuner sur une terrasse et nos pas nous ont conduits à proximité de l'ambassade, dans un petit restaurant sur les quais. La serveuse ne voulait pas nous servir le plat de crevette commandé, au motif qu'il y avait du pain. Nous avons insisté, sans doute trouvait-elle ce plat rustique, un épais brouet composé de pain, ail et persil, largement agrémenté de gambas grillées, et sur lequel elle battit un œuf cru au moment de nous le servir, trop typique et trop simple pour des touristes. De fait, c'était délicieux mais très plombant. Pas moyen d'avaler quoi que ce soit d'autre durant de longues heures après sa dégustation !



Ensuite nous avons pris un taxi pour monter vers les hauteurs, enfin d'autres hauteurs car Lisbonne caracolle d'éminences en collines, dans le quartier fort joli de la cathédrale et du château saint Georges. C'était manifestement la promenade post prandiale de ce jour de congé, mais le calme et la sérénité de cette foule paisible avait quelque chose de reposant. A la tombée du jour, nous avons dégusté le coucher de soleil sur l'estuaire, vu enfin au loin le Pont Vasco de Gama, et suivi longuement des vols d'étourneaux qui chorégraphiaient d'improbables et gracieuses figures.


Notre soirée s'est étagée selon les préceptes traditionnels de l'attente des 12 coups de minuit. Apéritif copieux, ouverture appliquée des pousses en claire ramenées de Mornac, la photo d'Hélène en témoigne, puis improvisation d'une dînette modeste mais sympathique.


dimanche 30 décembre 2007

LISBOA JOUR 2

La journée s'annonçait superbe, et aller s'enterrer dans un musée n'était pas, a priori, la meilleure idée. Nous avons pourtant passé l'une des plus enthousiasmante journée qui soit. La fondation Calouste Gulbenkian est un lieu absolument exceptionnel, LE musée à l'état idéal. Chaque œuvre est choisie, pesée, calibrée à l'aune du goût, parfait, de son acquéreur. Calouste Gulbenkian a fait fortune dans les pétroles irakiens. Grand amateur d'art, il consacra une grande partie de sa fortune à constituer une collection, immense, éclectique mais pour autant passionnante.

Quelques toiles rares, telles les Centaures de Rubens, le portrait d'un vieillard de Rembrandt et d'autres oeuvres des grands noms de la peinture européenne comme Van Dyck, Turner, une série hallucinante de Guardi, Quentin de la Tour, et j'en oublie des dizaines. Mais les objets d'art ne sont pas en reste avec des pièces de toutes les époques allant de l'Egypte en passant par l'art grec jusqu'à l'art déco : une collection ébouriffante de Lalique éclipse, a posteriori, l'exposition consacrée à ce joailler au Luxembourg.

Des céramiques islamiques, chinoises, des meubles XVIIIème d'une qualité irréprochable, des merveilles d'argenterie de la même époque, quelques manuscrits enluminés, des ivoires français admirables, des médailles italiennes rares, chaque salle réserve une nouvelle quantité d'émerveillement, et le plus étonnant est que la visite du musée n'est jamais fatigante. Preuve s'il en est que la qualité est le critère absolu de l'intérêt.

La présentation, la muséographie comme on dit aujourd'hui, est parfaite. Dans les salles, on trouve peu d'objets mais chacun d'eux est digne d'intérêt, admirablement mis en valeur et souvent situé en contexte. En plein parc naturel, le musée fut construit selon les préceptes de Frank Lloyd Wright et s'intègre parfaitement dans le paysage.


Nous avons pris un déjeuner mémorable sur la terrasse ensoleillée de la cafétéria, servis par une douceur printanière. Avant de quitter ces lieux magiques, un petit thé à la tombée de la nuit au même endroit, nous permis de nous reposer un peu avant le retour vers l'appartement, en admirant les illuminations sobres mais élégantes de la ville.


Fred est arrivé vers 21 heures, sans doute un peu triste de finir ses vacances si tôt, et nous avons passé une soirée de retrouvailles très paisible. Cela faisait au moins trois ans que nous ne nous étions vus, et cette étape amicale était un moment d'exception.

samedi 29 décembre 2007

LISBOA JOUR 1

Mais non ! Ce ne sont pas des portugais pour faire couleur locale, juste une photo Mac Do !!

Arrivés hier au soir après un vol d'une longueur un peu exaspérante, les retards accumulés dûs au brouillard nus ont finalement occasionné un voyage de 12 heures, nous avons pris d'assaut le premier petit resto typiquement portugais, plein à craquer de nés natifs en goguette, et fait un super repas de poissons, joyeusement arrosé.

La vue de l'appart de Fred, en reflet Michel, en face une superbe brune !
Au réveil, le brouillard était encore au rendez-vous, et si le lever de soleil vu de l'appartement de Fred avait quelque chose de magique, on ne pouvait pas prévoir qu'il était vers Belem d'une densité à couper au couteau. Le chauffeur de taxi, trop aimable pour être honnête, qui nous y a conduits, en a profité pour nous faire faire 2 fois le tour de la ville, passant même devant le monastère sans qu'on le voit, au motif qu'il s'était perdu ! Nous avons ri aux éclats de la mésaventure qui lui a rapporté une course triple, lui aussi devait être content de notre candeur. A part cette drôle d'histoire, les chauffeurs de taxi de Lisbonne sont très honnêtes et les courses très bon marché, et nous en avons usé et abusé car les montées de cette ville sont terrifiantes.

Le podium du départ, noyé dans la brume
Dans le quartier de Belem, partout podiums, barrières, tentes blanches et panneaux multicolores, le départ du Lisboa Dakar, alias Paris Dakar, se préparait activement, ignorant du sort malheureux qui l'attendait.


Au monastère des Jeronimos, impossible d'avoir une vue complète de l'église, tant la visibilité était réduite. La surcharge décorative extrême du style manuélin n'empêche pas l'ensemble d'être harmonieux, et le cloître est de loin la plus belle réussite du lieu.


Dans les bâtiments qui prolongent la perspective, nous avons admiré une succession d'expositions somptueuses, dont une présentation étonnante sur des bijoux énoooooormes, tout d'or tressé et des volutes gracieuses, utilisés lors de fêtes traditionnelles dans un village portugais, et un trésor impressionnant, pièces, torques et barettes de manteau. J'ai même réussi, par le jeu des vitrines, à essayer un torque somptueux !



Après un en-cas rapide mais lourd, que ces préparations huileuses sont bonnes, nous avons découvert, au bord du quai, le célèbre monument dédié aux explorateurs. A peine si l'on en voyait la poupe, tant le brouillard était dense. Le pont Vasco de Gama qui passe au dessus était invisible, pas plus qu'on ne voyait la tour de Belem, au loin.



A Belem, la foule se pressait dans le petit escalier en colimaçon, et la montée a pris des allures d'exploration, pour arrivant au sommet, contempler une mer de nuages épais et vaguement suggestive. L'endroit, chargé d'histoire et évocateur, prenait dans le brouillard des allures mystérieuses.

En descendant, le soleil a fait une apparition un peu coquette, juste le temps de nous offrir les nuances étudiées de son coucher sur le centre culturel de Belem. Grande bâtisse moderne, belle mais froide, aux pierres orangées et aux volumes savamment imbriqués.


Le centre accueille depuis juillet 2007, une fondation d'art moderne importante, et nous avons décidé de tenter l'expérience, avançant les arguments traditionnels, il ne faut pas être borné, cela peut être intéressant, on ne va quand même pas mourir idiots. Que dire sinon que nous y avons mis beaucoup de bonne volonté mais que l'histoire s'est soldée par une grande déception, et un état fortement dépressif à la sortie du musée, ayant subi sans arriver à réagir, une suite invraisemblable de provocations inintéressantes, allant de la collection avouée d'échantillons de verres industriels au couple pornographique grandeur nature, étalé sur le sol d'une salle, dont les visiteurs évitaient avec soin de s'approcher, créant autour d'elle un vide révélateur de la gêne provoquée par cette étreinte hyper réaliste. Le plus drôle fut l'égouttoir à bouteilles de Marcel Duchamp : l'œuvre exposée portait le numéro 4/8, et la date de 1964. Un panneau expliquait que l'original datait de 1914, Duchamp avait 27 ans et il s'agissait d'une provocation plutôt sympatique. Ce qui l'est nettement moins c'est que 50 ans après, il décida d'en refaire un tirage, de 8 exemplaires numérotés, dont on imagine sans peine qu'il en tira une fortune ! La vue du monastère de Belem, au soleil couchant, était superbe du musée d'art moderne.



La journée s'est terminée en queue de poisson. Il nous est venu à l'idée, parce que nous aimons vraiment le fado, de nous offrir une soirée spectacle dans un des multiples restaurants du quartier de Baira Aixa. Un peu méfiante, je suis allée demander l'avis du gardien de l'immeuble, afin qu'il nous indique un endrit pas trop frelaté. A croire que les gens de Lisbonne ne portent pas un grand intérêt au fado, il nous a dirigé vers les boîtes à touristes les plus détestables qui soient. A l'arrivée, les taxis déchargeaient à la pelle des dizaines de japonais devant des enseignes connues. Nous avons parcouru le quartier en tous sens à la recherche de la perle rare, et introuvable. De guerre lasse nous avons choisi un resto que le guide qualifiait d'authentique et familial. Las, une catatrophe. Parqués au rang des français, coincés entre le mur et la porte d'où venait un air humide, nous avons été pris en main avec brio, repas complet expédié en 60 minutes, entrée et dessert compris. Le brouet était insipide, à moitié froid et mal cuisiné. Quelques interprétations moyennes de fado par le patron et les serveuses, et illico, l'addition, exorbitante (3 fois le prix du repas le plus cher de notre séjour), dehors une nouvelle fournée attendait son tour en piétinant. Mais le pire, était une tablée d'italiens qui occupait le fond de la salle et qui, à chaque nouvelle interprétation, haussait le ton d'une conversation déjà bruyante, pour couvrir le "bruit" de la musique. Impossible de leur faire baisser le son, ils étaient déchainés et odieux. Nous sommes rentrées tristement en commentant, en peu en boucle, les méfaits du tourisme de masse à la recherche d'une impossible authenticité. Las...

vendredi 28 décembre 2007

ENCORE DES PRINTEMPS !!

21 cette fois-ci... Pauvre Hélène, qui "passe" toujours en dernier durant ce mois de décembre haut en fêtes... Inutile de s'étendre sur l'injustice inhérente au sort malencontreux et fort accablant de petite dernière, née tout juste entre Noël et l'an nouveau... L'affaire est entendue et notre Hélène fait très élégamment contre mauvaise fortune bon cœur. Elle a ouvert "son" champagne avec la maestria qui la caractérise, très révélatrice du look "grandes écoles" (ah là là, mon désespoir quand j'ai réalisé que les opens bars qu'affectionnent ces boîtes à futurs cadres étaient en fait une formation incontournable au futur alcoolisme mondain dont certains ne sauront jamais se défaire... Fais-moi confiance, m'a dit Hélène, et que faire d'autre ???), elle a soufflé ses bougies avec une bonne volonté sans faille, et j'ai, quant à moi, tenté d'accepter qu'elle ait un tel nombre d'années à son actif avec le plus de pragmatisme possible... Pas moyen de se rebeller contre un si joli âge ! Affiché avec un si beau sourire !

mercredi 26 décembre 2007

JAP ET MANGA


Suite inattendue de la visite du Père Noël : nous avons fabriqué hier soir, Hélène et moi, un petit repas japonais. Un vrai, complet, avec la soupe, la salade de chou vinaigrée, des makis, des sashimis et des california makis. En fait Hélène est une super pro, et elle a dirigé les opérations de main de maître. J'avoue que seule je n'aurais pas trop osé mais l'affaire n'est pas si compliqué que cela. Beaucoup de main d'œuvre certes mais les feuilles d'algue sont plutôt facile à manier et si l'on a du bon poisson cru (la bonne idée c'était d'ajouter des noix de saint Jacques crues débitées en lamelles) , l'affaire est dans le sac. Ensuite, tout est affaire de présentation... et de dégustation ! Nous avons accompagné ce meschi* de bière Chti, en provenance directe de Lille, et d'une omelette norvégienne flambée avec un Cognac clandestin, non coupé, titrant dans les 70° et qui a salué avec panache ce feu d'artifice gustatif (il fallait bien un clin d'œil local à tout cet exotisme ! )!!

Et le Manga, direz-vous ??? Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki, une longue histoire compliquée , un peu violente pour des enfants, mais tres beau.


* Un meshi est un repas jamonais, tout simplement : ART ET SAVOIR VIVRE AU JAPON

MORNAC TOUJOURS

Encore une commande d'huîtres à réceptionner, en vue des fêtes de Nouvel An cette fois... Même parcours dans les marais mystérieux et ouatés d'un épais voile de brume... J'avais simplement changé de fille !!! La preuve ??? La voici :

mardi 25 décembre 2007

PETITS ARRANGEMENTS AVEC NOEL

Un temps plein de brume et d'humidité : cette année notre départ pour la "messe de minuit", celle de 21 heures, plus commode pour les mamies et les z'enfants, s'est fait dans le brouillard. Equipées de pied en cap pour affronter la froidure et l'église supposée glacée (en fait il y fait très bon), nous avons traversé Meschers au pas de course, sonorisant la bourgade de notre triple pas bien orchestré. Cette balade sous tous les climats, du Noël neigeux à la bruine épaisse, fait partie de "nos traditions".

Construit au fil des années, notre rituel s'est adapté tant bien que mal à la dimension restreinte de notre cercle familial, résultat prévisible du malthusianisme militant pratiqué par nos 2 familles. Vous le connaissez par cœur les filles ce rituel, et n'admettez guère qu'un épisode soit sauté, étant les premières à réclamer la construction de la crèche, l'élaboration de la montagne des 13 desserts ou le glaçage du panetone dont vous ne raffolez guère mais qui doit trôner en bonne place sur la table du retour de messe. Gare à qui voudrait changer ou, au motif que c'est trop compliqué, prétendrait faire passer une tradition à la trappe : Michel n'a-t-il pas failli, sous les huées, oublier le Messie au moment de l'apéritif très matérialiste qui nous permet d'attendre le départ pour la messe. Le déroulement est toujours strictement semblable, ne supportant pour innover que les très stricts cas de force majeure. C'est ainsi que le chapon du déjeuner de Noël a cette année été mijoté en tajine, car le four était en panne... et qui sait ? cela deviendra peut-être dorénavant sa nouvelle présentation. Dans le même ordre d'idée, on se rappellera longtemps de la perplexité de Pimpi qui, ouvrant la bûche achetée le matin, découvrit une longue patisserie brunatre, au moins pour 12 personnes, au caramel et au café alors qu'on tient par dessus-tout à une buche aux fruits. Lorsqu'Hélène suspecta la présence dans la susdite buche de crème au beurre, la perplexité de Pimpi se mua en colère outrée devant une telle catastrophe. L'affaire se termina dans un grand éclat de rire, en imaginant la famille de 15 personnes qui, s'apprétant à déguster une bûche traditionnelle, allait devoir partager un tout petit gâteau aux fruits exotiques pour 6 personnes !
Le Père Noël avait quant à lui, à résoudre un problème logistique de première difficulté : assurer devant la cheminée un tas conséquent de cadeaux permettant un beau chantier de papiers déchirés, en encombrant le moins possible les valises des filles pour leur retour sur Paris. Il s'est acquitté assez dignement, quoique de façon étrange de cette quadrature du cercle : les cadeaux étaient petits, voire minuscules, mais emballés dans de multiples boîtes imprévues, du thon albacore à l'omelette norvégienne, en passant par les macarons. Tous les produits du congélateur sont inexplicablement restés sans emballage afin de servir aux desseins du Père Noël, quitte à ce qu'on ignore pendant quelques temps ce que l'on mange exactement !!

Nous avons profité chacun à notre façon de ce Noël encore bien "comme toujours"... Mamie en ayant sans doute, un peu enfouie, la peur que ce soit le dernier. Nous, les parents, en nous disant "toujours ça de pris" sur l'inéluctabilité de la vie et l'inévitable évolution des années à venir où il faudra partager nos minettes avec d'autres familles. Et les filles en se demandant confusément comment ce partage, jusqu'ici inconcevable mais pourtant désiré, va bien pouvoir se matérialiser... D'autres habitudes viendront pour elles se tresser aux nôtres, construisant pour chacune un autre canevas, différent, plus complexe, englobant de nouvelles coutumes et des us "étrangères". Jusqu'à ce qu'à leur tour, elles voient leur schéma bien ancré, dans une tradition qu'elles se seront réappropriée comme je l'ai fait pour notre petit noyau familial, selon mes propres nostalgies d'enfance. Revu et corrigé selon les contraintes et convictions qui sont les nôtres !!!

lundi 24 décembre 2007

POUSSE EN CLAIRE

Petit matin enrubané de brumes, comme autant d'effilochages vaporeux, sur le marais de Mornac. Lumière filtrant avec une coquetterie mystérieuse entre les branches perlantes de givre. Frimas feint et furtif de jour de fête qui s'apprête. Trouver l'ostréiculteur qui allait nous livrer nos "pousse en claire" avait ce matin un petit goût d'expédition clandestine et hardie, sans grand danger, jour de Noël oblige.

Petit "copié-collé" d'informations pour les non-initiés, sur ce mollusque caractéristique de la période des fêtes, et qui, à notre grande fierté, reste un produit assez confidentiel et parfaitement travaillé sur place : la "pousse en claire".

La Pousse en claire est élevée dans la claire, où elle séjourne entre quatre et huit mois à très faible densité (deux à cinq huîtres par m²). La claire peut être comparée à un « champ d’eau ». Le sol est régulièrement travaillé à la main, avec des outils adaptés pour niveler le fond ou « rouabler, piquer » et consolider les bordures ou « douer », afin de renforcer l’imperméabilité naturelle que lui confère l’argile bleue dont il se compose à Marennes-Oléron.

La claire a une action nutritionnelle particulière grâce au sédiment qui se dépose sur ce fond argileux. Le courant naturel de la claire en eau, assurera, lorsqu’elle sera remplie, une bonne circulation du phytoplancton en suspension.

La mise à l’eau ou « éparage » des petites huîtres se fait entre la première grande marée d’avril et la dernière grande marée d’août. L’eau se renouvelle aux périodes de « maline », c’est-à-dire lorsque les marées ont une amplitude supérieure au coefficient 60, soit en moyenne deux fois par mois.

Dans la Claire, l’eau est calme et l’huître peut engraisser en toute tranquillité, sans être dérangée par les intempéries ou les agresseurs de toute sorte qui se trouvent en mer. Elle va ainsi doubler ou tripler de volume et de poids, et d’acquérir une fermeté très caractéristique et son goût inimitable lié au terroir. Quelques sondages permettent la surveillance de la croissance ou de la forme harmonieuse de la coquille, et la qualité de l’engraissement du « poisson » à l’intérieur.

Lorsque le moment est venu, la pêche se fait manuellement, avec des outils étudiés pour ne pas traumatiser l’animal, ni briser les bordures de sa coquille, très fragiles, que l’on nomme aussi « dentelles », qui sont en fait les "lignes de pousse".

Informations glanées sur le site de l'Huître Impériale


samedi 22 décembre 2007

SANS COMMENTAIRE

Le bonheur... au coin du feu ! Vive Noël !!!

jeudi 20 décembre 2007

BIBLI AU TECK

Ouf, après des mois de campements, de poussière et d'interventions musclées d'artisans multiples, nous tenons enfin le bon bout... certes tout n'est pas encore terminé (admirez les fils qui pendouillent au plafond, signe s'il en est, que dès 17 heures la pièce n'est utilisable qu'à la lueur de la bougie), mais globalement elle a pris forme !! Voilà donc notre nouvelle bibliothèque, et, cela ne va pas durer, s'étalent pour notre plus grande joie des mètres de rayonnages vides (enfin plus tout à fait !) qui ne demandent qu'à recevoir des tonnes (c'est vraiment le cas) de livres... Avis aux amateurs, malgré mon jeu de mots vaseux, elle est en acajou !!!




mercredi 19 décembre 2007

NUMERO 100 : SOUVENIRS


Et oui, c'est déjà le 100ème message que je poste sur ce blog amico-familial... Même si la grande inquiétude d'Emmanuel est de savoir quel est mon nombre exact de lecteurs (il aimerait, quant à lui, s'il faisait un blog, avoir une audience "respectable"), ce qui m'importe est de savoir qu'il est lu par quelques proches chers, et à soi seul cela me semble éminemment respectable ! C'est sa seule raison d'être et les quelques réactions que j'ai, parfois par une simple remarque anodine, me prouvent qu'il est lu, et me font toujours un immense plaisir.



Pour "fêter" ce 100ème message, je vous envoie donc un petit clin d'œil, à vous qui sans nul doute en étiez : quelques photos de la fête donnée en 2003 (déjà !!) à l'occasion d'un autre numéro 100. C'était une aventure autrement plus belle que cet erzatz que je publie seule sur la toile, puisque tous les Naudon au grand complet avaient devoir d'y participer !!! Il y a un peu de nostalgie dans cette évocation, j'aimais ce journal familial ! Même s'il fallait à chaque numéro accomplir un véritable tour de force pour boucler la publication . Certains articles furent écrits puis perdus, d'autres commencés et jamais terminés . Nous n'avons jamais pu finir le numéro 105, dont le thème "imposé" par Marie, était "les premières fois". Mais les 104 autres exemplaires, soigneusement archivés comme on range les souvenirs précieux, mais fugaces,qui jalonnent une vie, restent notre fierté !


La vie nous a rejoints, avec son cortège d'obligations incontournables, de départs incompressibles et de contraintes insurmontables ! Résultat des courses, le "vrai" "Petit Re", n'est plus ! Vive le Petit Re ! Enfin j'essaie, fidèlement, même maintenant que Marie est rentrée de "si loin", de le tenir à jour pour vous envoyer, les filles, des nouvelles improbables de l'estuaire !




ESSAI


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