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mardi 30 septembre 2008

BONNE FETE MIMI...

Soleil couchant pour une toute petite fête... C'est bon d'avoir encore quelques personnes qui pensent à vous dire "Bonne Fête"... Plus on vieillit, plus c'est rare... Mamie Simone est toujours fidèle au rendez-vous (et moi qui oublie toujours la Saint Simon... on va se mobiliser c'est le 28 octobre), Henriette nous fait toujours une tarte ou des galettes pour toutes nos fêtes (et là encore j'oublie systématiquement le 13 juillet, jour pour moi de la Saint Henri, mon frère, n'ayant jamais réussi à intégrer que c'est aussi la fête d'Henriette... Et là encore, on va se mobiliser au moins pour ne pas oublier son anniversaire, c'est le 26 octobre ! A vos calendriers...
C'est formel bien sûr ce genre de petite célébration, mais cela permet simplement de se dire qu'on s'aime !

dimanche 28 septembre 2008

SAISON DU DESAMOUR

Benoît ne voulait pas arrêter ce matin ! Équipé comme un pro, avec la traditionnelle bouteille coupée suspendue au cou, il attrapait des crevettes, des céteaux, une mini-raie, et des crabes en quantité astronomique... Par deux, car c'est, disait-il, la saison des amours et ils étaient tous en train de copuler... Et de fait, les carrelets de nos 3 pêcheurs étaient vibrants de crabinous bien désorientés d'être soumis à pareil traitement. Mais ils ont eu de la chance, aujoud'hui le programme ce n'était pas à la soupe d'étrilles, donc on les rejetait gentiment et ils galopaient avec ardeur vers l'eau ou s'enterraient dans le sable pour échapper à cette vague crevettophile ! Etonnant que le redresseur de torts de service, (celui qui m'a déclaré que c'était une véritable honte parce que Nico s'était permis une crotte sur le sable découvert par la marée, crotte que j'aurais dû selon lui ramasser dans une poche en plastique, comme sur les trottoirs de Paris, pardi... Je lui ai rétorqué que cette propension à faire la morale devenait une vraie manie sociale... "Vous êtes dégoutante" m'a-t-il asséné, avant de s'éloigner satisfait) ne nous ait pas menacés de la SPA ou de la police des mers !

Fort heureusement la pêche était bonne et chacun de nos 3 héros est revenu avec une quantité impressionnante de crevettes, grises et roses, que nous avons dégustées toutes crues, encore frétillantes dans notre bouche, puis à peine pochées dans une eau fortement anisée au Pastis de Marseille. Marrante quand même cette passion qu'ont les hommes pour la chasse, la pêche ou la cueillette ! Nous, nous sommes restées sur le sable, les avons fort applaudis quand ils sont revenus triomphants et ravis, avons grignoté leurs prises avec des mines gourmandes, mais ne leur avons point disputé leurs carrelets ! Cela doit être génétique cette tendance à la capture ! Mars et Venus en application ! Quant à la tendance au redressage de torts tous azimuts, c'est aussi très masculin, les femmes se contentant en général de pousser leur mâle à l'attaque pour gérer avec conviction la vague d'intolérance qui régit de plus en plus les rapports humains.

PS pour info, et pour les redresseurs de tort patentés et assermentés qui liraient ces lignes, Nico a été interdit de plage du 15 juin au 15 septembre pour permettre aux gentils rejetons de nos aimables et souriants touristes de jouer sans souci sur le sable. La plage incriminée fait plusieurs kilomètres de long et le coefficient de marée était de 97, et vous voyez sur les photos la foule qui s'y pressait... Autant dire qu'on finit par se demander s'il ne vaudrait pas mieux purement et simplement éliminer les chiens de notre système social... Cela devient honteux et difficile d'avoir un chien, comme tant et tant de choses dont les gens ne cessent, à tout propos, de vous faire reproche avec une véhémence et une intolérance qui, me semble-t-il, s'aggravent. Chacun s'arroge avis et compétence éclairée sur tout, et le droit d'intervenir sans retenue à tout propos : Madeleine s'est ainsi faite agressée par la voisine d'une dame chez laquelle elle travaille pour avoir parlé trop fort avec cette dame, chez elle ! La furie leur a enjoint de son balcon, l'ordre de se taire car elles la gênaient ! Il existe encore des gens courtois et bien élevés, mais la norme est de plus en plus à l'agression et à la violence verbale. Sans doute est-ce un exutoire à une vie de plus en plus speedée, et nous qui vivons dans une ambiance idyllique pouvons nous permettre d'être indulgents et patients face à ces excès de bile... Sauf à ce qu'ils deviennent monnaie courante. Et c'est malheureusement le cas dès qu'un rayon de soleil attire les citadins sur nos plages.

samedi 27 septembre 2008

DIDON AH NON...

Didon et Enée de Purcell à l'Opéra de Bordeaux

Il y avait une éternité que nous n'étions allés à l'Opéra de Bordeaux, et alléchés par l'affiche, Purcell et Mireille Delunch, nous avions oublié le principal : Bordeaux ne SAIT pas faire du baroque. Faut dire qu'en la matière, nos références sont limite puristes, on a biberonné à William Christie et Philippe Herreweghe durant toute notre jeunesse à Saintes et ils nous ont rendu d'une haute exigence pour ce type de répertoire. Cet opéra, nous l'avons vu interprété par les deux, chaque fois dans des conditions sublimes, enlevé, travaillé, émouvant, tragique, drôle, énergique, bref toujours parfait. Or hier soir c'est un brouet malhabile et assez exaspérant qui nous a été servi. Les premiers responsables du gâchis, c'était les chœurs : lents, empotés, mal synchronisés, ils se sont révélés incapables d'attaquer un air correctement, les voix n'étaient pas unies, le tempo était anarchique et leur tenue sur scène carrément ridicule. L'orchestre était à peine convenable, mais c'est surtout la sonorité des instruments modernes qui surprend dès les premières notes. Ensuite on s'habitue un peu, mais globalement c'était laborieux, qualificatif particulièrement malvenu pour interpréter Purcell. Les seconds rôles étaient passables, voire insuffisants, et il fallait beaucoup d'indulgence pour supporter leurs maladresses. Enée avait une belle voix mais son interprétation manquait de caractère. Mireille Delunch, pour qui nous avons une grande admiration, était certes parfaite d'un point de vue technique, mais elle n'arrachait pas. Or la mort de Didon ça vous prend aux tripes, ça vous tire des larmes normalement... là c'était bien chanté, mais sans conviction. Seule Belinda, Kimy McLaren, se tirait de ce fouillis empâté avec grâce, talent et légèreté. Ceci étant, nous avons bénéficié d'une version mise en scène, et l'ensemble de cette mise en scène était belle, de très impressionnants tableaux hollandais, ou Claude Lorrain pour les scènes avec Enée. D'un point de vue statique c'était superbe : teintes, composition, cadrage, tout était d'un goût parfait. Par contre les mouvements étaient mal réglés, les chœurs, toujours eux, se révélant incapables de bouger de façon convaincante. Quant l'affectation des crânes chauves mis à toutes les sauces, hommes et femmes confondus, sorcières ou suivantes, cela m'a un peu exaspérée. Pour autant, la mise en scène avait quelque chose de séduisant qui a sauvé le spectacle du naufrage.
Il faudrait retenir la leçon et éviter de venir voir des opéras baroques à Bordeaux, ils traitent cela comme des pièces exotiques et ils éprouvent pour ce genre une certaine fascination (il y a un Monteverdi en juin prochain, et je me suis faite piéger, j'ai déjà réservé), mais une maladresse et manque de rigueur qui rendent leurs efforts pitoyables.

Dîner chez Jean Ramet place Jean Jaurés Bordeaux

La jeune hôtesse qui nous a accueillis chez Jean Ramet après le concert, nous a demandé fort aimablement si nous étions contents du spectacle, et devant notre mine déconfite, nous a promis de faire passer cette mauvaise impression par un dîner de qualité. Cet ancien macaron au Michelin se caractérise par un cadre cossu, une cuisine classique et de qualité, et un accueil d'une gentillesse, d'une attention et d'une amabilité de bon aloi, sans excès ni affectation. Un vrai plaisir ce dîner où le personnel vous entoure avec gentillesse et simplicité. La carte des vins est de qualité pour des prix très abordables, ce qui permet de se faire plaisir sans contrainte. Quant au contenu de l'assiette, il est très honorable, même s'il n'est pas d'une originalité folle. L'entrée, un feuilleté huîtres chaudes au caviar, manquait de caractère et les huîtres étaient froides ce qui n'est pas le but de l'opération. L'entre-deux plats, une tempura de ris d'agneau, était délicieux et très bien assaisonné. La spécialité de la maison, l'escalope de foie frais aux figues, est à la hauteur de sa réputation et s'harmonisait parfaitement avec le Pomerol choisi pour l'occasion. Le dessert, sans être d'une originalité folle, se laissait déguster avec plaisir. Mais surtout nous avons particulièrement apprécié le double geste commercial : Michel n'ayant pas pris de vin blanc (un petit Graves très agréable) pour cause de conduite, on lui en a offert un demi-verre pour qu'il puisse accompagner tout de même ses huîtres. A la fin, le garçon ayant oublié de nous apporter les petits fours avec les cafés, on nous les a offerts et, cerise sur le gâteau, on nous a apporté les fameux petits fours dans un papier d'alu, petit doggy bag bien agréable à emporter ! Geste sympathique et plein de naturel, qui nous a enchantés ! La charmante "maître d'hôtel" avait vraiment à cœur de terminer notre soirée en beauté!

lundi 22 septembre 2008

NOUVEL ECLAIRAGE

Après s'être beaucoup désespérés d'une météo mitigée, voire carrément mauvaise, nous avons eu la chance de l'année, un week-end parfait, clément et fort ensoleillé, sans fraicheur excessive le soir, enfin bref le temps qu'il fallait pour notre journée au phare.

Rendez-vous vers 11 heures pour un jus de fruits sur la terrasse, histoire de regrouper les troupes avant le départ ! L'embarquement avait lieu assez tard, et du coup nous avons déjeuné sur le bateau dont nous avions squatté l'arrière sans complexes... heureusement les autres passagers étaient fort discrets et ils n'ont pas trop vu la bouteille de rosé et nos mines épanouies.

Le banc de sable du phare était assez peu découvert car le coefficient de marée était faible, mais cela ne nous a pas empêchés, une fois le café dégusté (merci aux pourvoyeurs de thermos !) de partir à la recherche des moules et autres chapeaux chinois, derrière Marc et Pascal, les deux pros de la pêche.

J'avoue avoir toujours regardé avec une certaine commisération les gratouilleurs de rochers, persuadée que ces fameuses berniques étaient proprement immangeables tant elles doivent être caoutchouteuses une fois cuites. Mais il faut reconnaître que crues, elles sont carrément délicieuses, enfin j'ai adoré... Je viens de découvrir sur un site comment les préparer à la braise, et même si je ne peux me targuer d'ancêtres naufrageurs, je me dis qu'il faudra tenter cela un jour de grande marée ! J'ai aussi mangé quelques moules crues au grand dam de certains qui semblaient trouver cela fort peu ragoutant !

Journée du patrimoine oblige, la visite du phare était fort bienvenue, d'autant que le momunent est vraiment royal, et nous avons grimpé vaillamment le magnifique ouvrage en pierre de Crazannes, tout en colimaçon à joint vif, qui permet d'atteindre le sommet. Au passage, nous avons découvert l'évolution des systèmes d'allumage du phare, de la lampe à pétrole à la minuscule hallogène, en passant par l'énorme ampoule à filament des années 80.
La "matelote" (ainsi que l'appelle gentiment son époux) du "Côte de Beauté I" me racontait plus tard qu'elle avait la semaine dernière, accompagné une famille en deuil qui lui avait demandé de faire un "lacher de cendres", et que cette pratique se répand tellement qu'elle ne voudrait pas que cela devienne un deuxième métier. Pourtant, quel beau voeu de la part d'un disparu que de convier ses proches à une cérémonie rapide et émouvante au pied de ce phare mythique ! Ici, ou sur la plage des Nonnes s'il n'y a plus de batelier pour vous y conduire (car ce sera dans très longtemps !!), avec un bon verre de mojito, le trio numéro 2 opus 100 de Schubert, 2ème mouvement, andante con moto, la version Dumay, Collard, évidemment, celle de mes 20 ans(et l'allegro moderato du trio numéro 1, opus 99, pendant le mojito ! c'est plus gai).. et soyons fou quelques vers que je choisirai quand je serai vieille, suivis bien sûr d'un poème à Pimpinette... Voilà qui nous fait un beau projet pour la dernière fête entre amis que vous organiserez pour moi le jour où ce sera mon tour de plaquer cette terre ! Oui, oui, dans très longtemps je le promets, mais en bon état mental... je m'y astreindrai ! Si Dieu le veut !

La saison n'étant plus au mojito, ce fut un vin de pêche au soleil couchant qui a accompagné les moules de Marc, qu'il a préparées lui-même pendant que nous mettions le couvert (en fait je ne sais pas comment s'est organisé le repas, mais tout le monde a participé avec une efficacité telle que j'ai eu l'impression d'être invitée chez moi !), et même si le repas fut rapide pour cause de lever matinal le lendemain, la soirée était calme et douce. Et comme l'a dit gentiment François, nous étions tous beaux à la lueur des torches (toujours pas d'éclairage sur la terrasse ! finalement les bougies c'est mieux !). Une belle journée qui, contrairement à la teneur du paragraphe précédent, ne m'a pas du tout rendue mélancolique ! Au contraire, ne vous y laissez pas prendre, c'est bien un projet de fête que je propose ! Une de ces fêtes entre amis dont chacun d'entre vous a le secret pour qu'elle réussisse !

dimanche 21 septembre 2008

IL FAUT EN PARLER


dernier film des Dardenne, laisse un goût d'inachevé et il faut en parler pour admettre que cette fin décevante procède finalement de la logique interne à l'histoire. L'actrice, linéaire et peu expressive, porte sans doute en elle un germe de folie détaché qui donne une certaine vraisemblance à ces tirades récitées à son enfant qui sont si peu crédibles. J'avoue avoir quitté la salle vaguement exaspérée par cette fin mal ficelée. Aucune émotion dans cette histoire pourtant poignante, mais dont le déroulement s'effiloche en scènes volontairement hachées et presque cliniques. Normal, on est dans du Dardenne, ils ne font pas dans le pathos et leur ton est intentionnellement distancié. Ce sont des observateurs qui accusent, et c'est indéniable, le film dénonce une déshumanisation qui se veut banale et qui est pourtant pour ceux qui la vivent, insupportable. Cette intention là est bien menée, le réquisitoire contre les marchands de cartes d'identité et de rêves démocratiques est juste. Le jeu de Jérémy Rénier, le junky, est parfait et prenant. Mais l'ensemble est ennuyeux, trop long, cousu d'invraisemblances... le prix du Meilleur Scénario, c'est hallucinant, moi je crois que c'est une sorte de snobisme de bonne conscience à bon marché des jurys d'intellos qui croient qu'il suffit de s'extasier sur le malheur d'autrui pour avoir la vertu de compassion. En fait le film souffre d'un excès d'honneurs de la part de la critique et forcément on est déçu par ce montage qui manque d'inspiration et dont la fin est carrément baclée. Pourtant c'est sûr, il y a de bonnes choses, et le film peut être vu, même si on reste sur sa faim, car il véhicule un message plus que respectable. Durant le dernier quart d'heure je me demandais "Mais comment vont-il s'en sortir ?"... et pour moi, ils n'ont pas su négocier la chute !

jeudi 18 septembre 2008

ARPEGE

Il m'a fallu ce dernier jeudi musical roman pour découvrir l'église Saint Pierre... Il faut dire que son vilain clocher 18ème ne plaide pas en sa faveur, et on ne lui prête guère attention quand on la longe. Pourtant il s'agit bien du plus ancien monument de la ville, et si les bombardements ne l'ont pas épargnée, éventrant ses voutes et la laissant fort mutilée, donc fort reconstruite, elle offre un superbe chevet plat du XIIIème, très "templiers", scandé de belles colonnes encastrées surmontées de chapiteaux modestes mais expressifs.
Le concert de ce soir était assuré par le
qui, à l'occasion de ses 20 ans d'existence interprète l'intégrale des quatuors de Beethoven. Nous avons eu droit en ce qui nous concerne au 12ème quatuor, en mi bémol majeur. Je ne sais si cette pièce est un morceau de la maturité de l'artiste, mais j'ai trouvé que c'était une œuvre mûre. Les excès de la passion et la tristesse sont gommés. Et de cette nostalgie surmontée, naît une sorte de sérénité un peu désespérée, car on sait que la sagesse n'est pas un aboutissement, comme on veut l'affirmer pour en occulter les renoncements. Devenir sage c'est en fait admettre la perte de la passion dont on sait pourtant qu'elle est seule source de bonheur et de souffrance. Ce quatuor, je l'ai entendu comme un chant pathétique aux accents de fausse légèreté, souvenirs cristallins et pudiques de rêves maitrisés et de folie domptée. La violence contenue des passions jugulées s'y achève en sanglots élégants. Je l'ai trouvé infiniment triste et grave, sous des dehors presque guillerets. Je ne sais si j'ai impulsé à mon écoute un sentiment personnel de nostalgie amère, ou si Beethoven était dans un état d'esprit de rédition quand il l'a écrit. Toujours est-il que les titres des mouvements, Maestoso, Allegro teneramente (avec tendresse), Adagio ma non troppo e molto cantabile, Scherzando vivace et Finale, semblent aller dans le sens de mon interprétation.
La seconde partie du concert était difficile et sans concession, composée de morceaux peu flatteurs : des pièces de Liszt tellement modernes et dépouillées que je croyais qu'il s'agissait du morceau contemporain qui a suivi. Ce dernier, Night Prayers de Giya Kancheli, était d'un abord ingrat, sans mélodie, et d'une infinie tristesse. C'était un long enchainement de sons déchirants et lugubres, avec quelques images d'une lumière presque champêtre, comme le chant d'un pâtre dans l'air du soir. Il nous fut livré avec ardeur par les interprètes, comme si nous étions un parterre de mélomanes avertis. Et de fait, la beauté intemporelle de ce lamento des temps modernes était telle que nous avons applaudi à tout rompre, la fin de l'œuvre étant particulièrement prenante.
Quant au bis, certes plus gai comme nous le promit Nicolas Risler, il s'agissait du scherzo du quatuor numéro 16 : autant dire qu'il n'avait rien de facile ni même de réellement joyeux. Au total un soirée de grande qualité artistique, mais vraiment destinée à un public de connaisseurs, voire de mélomanes très avertis.

mercredi 17 septembre 2008

COEF 101

Pleine lune et fortes marées de septembre ! C'est l'époque des longues promenades sur la plage... Je vous assure que Nico est heureux d'avoir retrouvé une aire digne de lui et qu'il se fait remarquer par ses courses effrénées. Car, pendant que toute la famille réunie se congratule et se sustente à Paris, il nous faut bien, nous les deux Nico abandonnés (là, une larme discrète est de rigueur) nous consoler. Alors on fait dans le classique, sable, soleil et grottes cachées. Le long du rivage les surfs casters ont aligné leurs longues cannes, quelques courageux parcourent les trous d'eau armés de carrelets à main, et les crevettes n'ont qu'à bien se tenir !
Hier soir, c'était la dernière soirée de la rentrée du cinéma, j'en ai profité pour m'offrir, une fois n'est pas coutume, une séance à Royan. Il faut dire qu'entre The Dark Night et Max la Menace, les affiches sont plombées d'office. J'ai eu la chance d'avoir quand même un film visible :

Outre que le titre est joliment trouvé, il s'agit d'un film très honorable. Le thème, classique, de la chronique familiale est traité avec humour et tendresse. Le metteur en scène a choisi d'illustrer la fuite du temps par des moments forts de la vie de cette famille d'un classicisme parfait. C'est à la fois hyper réaliste car cela traite de nos problèmes existentiels et pourtant quotidiens (la panique des parents à l'idée de se retrouver seuls après le départ des jeunes, l'immense désappointement qui vous déboule sur le coin du cœur le jour où l'on doit bien admettre que pour pouvoir partir vos enfants doivent d'abord vous rejeter, les aspérités dans la fratrie et entre générations, l'âge qui arrive sans crier gare, les parents qui vous lâchent un beau matin sans prévenir), et assez poétique... L'inévitable Gamblin y joue un rôle sensible et juste, et l'affaire est très bien ficelée. Tous les autres acteurs campent bien leur personnage et le casting est équilibré et correct. On rit pas mal, même si l'émotion reste à la surface. Car globalement, il faut tout de même subir pas mal de clichés, tout le monde est très gentil et les anecdotes drôles font un peu plaquées pour mettre du relief dans cette chronique familiale somme tout assez banale. Au total un bon moment, mais pas de quoi crier au chef d'œuvre.

lundi 15 septembre 2008

MALAISE

Nous ne sommes pas ressortis indemnes de la séance du dimanche soir. Il faut une heure ou deux pour s'en remettre tant ce film est dur et pénible. Présenté comme une docu fiction, il est parfaitement monté et, moi qui ne supporte ni la violence des images, ni la caméra à l'épaule j'ai parfaitement tenu 2h15. Mais c'est là que le bât blesse un peu, c'est long, une demie heure de trop, et on attend la fin avec impatience, d'autant que le propos est ingrat. Cet inéluctable accumulation de bêtise, cette façon de se vautrer dans l'absurde, ces êtres veules, sans morale, sans états d'âme, cette omniprésence de la corruption, cet absence totale d'humanité, en un mot cette description sans concession d'un monde plongé dans l'auto-destruction, c'est difficile à supporter. Naples défigurée, les malversations à tous les niveaux, la noirceur et la saleté triomphantes, la peur qui s'inflitre partout, l'absence totale d'espoir, tout cela est peint avec une justesse et une force surprenantes. Pas d'effets inutiles, pas de facilités suspectes, non, tout est parfait, sombre et réaliste. C'est un film à voir absolument, son succès par le bouche à oreille est justifié et même si l'on doit en sortant se sentir déboussolé dans un environnement normal, c'est un prix normal à payer pour entendre la vérité sur la Maffia.

dimanche 14 septembre 2008

ORGUE DE BOIS

Le petit port de Saint Seurin d'Uzet s'animait hier soir d'une joyeuse petite foule venue écouter une "sculpture musicale monumentale". Michel a commencé par pester contre le quart d'heure charentais, qui en fait s'expliquait par une dégustation de caviar offerte aux spectateurs, agrémentée d'un petit vin blanc charentais, vert mais agréable. On vous déposait quelques grains de précieux œufs d'esturgeon dans ce petit creux de main qu'on appelait autrefois la tabatière, pour y déposer le tabac à priser. N'ayant qu'une fois dans ma vie goûté du caviar, j'avoue n'en avoir pas eu de souvenir précis, et ce que j'ai mangé hier soir m'a paru fort bon, doux mais avec du caractère.

Sur la place du port, accrochés entre les arbres, de grands arceaux de bois se balançaient doucement dans l'air tiède de cette fin d'après-midi, et bientôt 5 personnes sont venues animer cette sculpture : le sculpteur, Denis Tricot qui agitait les vagues ou faisait vibrer les cordes, un autre "musicien" qui, armé d'un archet ou de mailloches intervenait sur les attaches ou sur les bases de bis, une violoniste, qui parfois aussi, chantait, et deux danseurs qui jouaient de leurs corps et de l'orgue. Certes cela n'a rien de conventionnel, mais c'est un spectacle complet, de vent et de tempête, de danse et de jeu, où l'œil essaie de capter les sons comme autant de surprises. J'ai bien aimé ce moment, ses inventions et ses cascades d'harmoniques et de timbres inattendus. Michel, qui m'avait accompagnée à contre-cœur, n'a voulu ni goûter le vin, encore moins le caviar, et a détesté l'orgue. Bon, on n'était pas du tout au diapason.

Notre soirée cinéma n'était pas franchement assortie non plus. En fait, Michel avait lu le synopsis de L'empreinte de l'ange, et s'il est bien un film qui ne s'y prête pas, c'est bien celui-ci. Du coup, moi qui ne savais rien, j'ai été prise par le rythme de thriller et je me suis laissée guidée par Safy Nebbou sur les chemins d'une angoisse lourde et prenante, et j'ai été bien meilleur public. Lui, qui connaissait la fin, n'a pas adhéré et n'a pas vraiment aimé. Nous en avons discuté ensuite, et malgré nos approches presque opposées, car il ne faut absolument pas connaitre l'histoire et c'est clair que cela ôte au scenario tout son intérêt, il faut avouer que c'est un film correct, prenant, mais pas à proprement parler un chef d'oeuvre. Le style thriller d'abord n'est pas vraiment adapté à l'histoire. Il entretient une ambiance qui occulte le côté éminemment psychologique de l'intrigue. Certains points sont fort bien traités, mais au final Catherine Frot est trop lisse pour traduire l'angoisse de cette femme qui sent qu'elle est en train de replonger dans une panique sans fond, dont tout son entourage lui dit et lui répète avec raison que c'est une folie. Elle n'est pas assez pathétique, le rôle était très lourd et elle n'est pas à la hauteur. Sandrine Bonnaire, beaucoup plus crédible, n'intervient pas assez et le film développe trop la première partie pour la mettre en valeur. L'articulation autour d'un renversement de situation n'est pas assez caractérisée par la mise en scène, alors que c'est finalement tout l'intérêt de l'histoire. Certains acteurs secondaires sont à la limite du récité, mais globalement on assiste à une bonne direction d'acteurs, les enfants en particuliers sont absolument justes et naturels. Ne serait-ce l'inutile et grotesque scène finale, qui ne mérite qu'un coup de ciseau pour rendre au film sa dignité, c'est globalement une bonne prestation, avec quelques faiblesses mais très honorable pour une deuxième réalisation.

vendredi 12 septembre 2008

J'AI RENDEZ-VOUS AVEC VOUS

Depuis le départ des touristes, les soirées aux grottes de Regulus ont repris.. Le cadre est sympa pour un petit concert entre voisins, mais la sono était réglée trop fort et ça cassait un peu le charme du lieu. Ce soir c'était un trio qui rendait hommage à Brassens : un guitariste, un chanteur et un conteur. Les textes de Brassens dits par ce dernier avaient une saveur et une gouaille toutes nouvelles, et pas de doute c'était lui qui fait l'intérêt de la soirée. Il nous a fait rire aux petits corbillards d'antan ou à Margot dégrafant son corsage, dont les paroles valent à elles seules une petite saynète. Quant au Gorille, pas de doute, c'est aussi savoureux dit que chanté. Le chanteur quant à lui, a exaspéré Michel, il faisait des effets de voix et donnait dans le crooner de mauvais aloi, ce qui est particulièrement un contresens pour interpréter Brassens. Le guitariste, qui est en fait le guitariste d'un groupe de jazz manouche local que j'avais apprécié un autre soir, Swing d'O, accompagnait tout cela de façon très avenante et sans excès personnel. Au total un moment agréable, tout le monde fredonnant sans retenue mais discrètement tous ces textes qui sont notre patrimoinde de base de la chanson française.

mardi 9 septembre 2008

PERTURBATIONS

Aujourd'hui, la France a essuyé des perturbations venant de l'Ouest... Après la superbe journée d'été d'hier, dans le courant de la journée, vous avez dû voir le ciel se gâter, et si ça se trouve vous avez même subi quelques orages... Et bien, tout venait de chez nous, oui oui, ce matin en partant travailler, je précédais de peu ces perturbations. L'estuaire était d'un vert émeraude, le ciel d'un noir profond, et l'église de Talmont se découpait superbement sur ce fond contrasté. je me suis arrêtée pour prendre quelques photos qui ne rendent qu'imparfaitement ce moment merveilleux. Des conducteurs ont ralenti pour me dire combien eux aussi trouvaient ces images étonnantes, et nous nous sommes congratulés sur la chance que nous avions de vivre dans un si bel endroit... qui offre en outre des couchers de soleil toujours renouvelés, toujours surprenants... Et oui, ce soir le soleil est revenu par l'Ouest et demain la journée sera belle pour tous ! A preuve :

lundi 8 septembre 2008

CINE DU DIMANCHE SOIR

J'avoue avoir été un peu inquiète, voire excédée par les images du début : cela me semblait vaguement factice, convenu, cousu de fil blanc, et de fait, ça l'est. Cependant, rapidement le film prend un vrai rythme, bien orchestré, et le tempo habile des scènes finit par entrainer l'adhésion ! Le film prend son rythme de croisière lorsque le héros arrive à Edimbourg, et dès lors, on se laisse porter par cette auto-psychothérapie bien ficelée. Certes, l'histoire est peu crédible, et certaines scènes sont caricaturales, mais dès lors qu'on accepte de jouer le jeu, l'ensemble se déroule avec un certain talent, le montage faisant le reste. J'ai trouvé les images d'Écosse un peu compassées et formelles, mais au total, l'ensemble est original, prenant et c'est un film tout à fait cohérent. Sans doute la présence de Jamie Bell permet-elle à la sauce de prendre, et de nous intéresser aux problèmes d'un adolescent mal équarri dont le sourire final est comme un récompense pour le spectateur de bonne volonté ! Un bon moment de cinéma, au sens fiction totale.

dimanche 7 septembre 2008

E VIVA ITALIA

Lénou à Rome, ça nous a donné des nostalgies italiennes... Hier soir, j''ai donc invité Madeleine et Pascal pour un dîner italien, chance, ils n'avaient jamais mangé d'osso bucco ! Minestrone, Chianti, Gorzonzola et gremolata, tout était au diapason. Michel a décrété abruptement, alors qu'on parlait tout à fait d'autre chose, qu'il nous fallait urgemment retourner en Italie. Allez savoir ! Une nostalgie venue du plus profond des âges !
Et je vous jure, nous étions parfaitement sobres, la photo ne montre en aucun cas une fin de repas trop arrosé, mais Pascal en train d'observer des chenilles qui, depuis plus d'une semaine, ont envahi la cuisine et qui squattent le plafond ! Chaque jour on en cueille une bonne douzaine au bout d'un balai, pour aller les jeter dans le vaste monde où, qui sait, elles se transforment peut-être en papillons. En tout cas, elles font pousser des hurlement d'horreur à Madeleine, qui les traite d'asticots ou de loches, ce que notre expert, remarquant qu'elles avaient des pattes, a scientifiquement démenti. Quant à Michel, béat, il les trouve adorables, craquantes et ravissantes, et s'insurge quand je les pourchasse. Difficile de contenter tout le monde.

Madeleine était ce matin remise peu ou prou de ses émotions, et nous les avons retrouvés à la manif. D'ailleurs, non, ce n'était pas une manif mais, a bien précisé un organisateur, un rassemblement. Entre deux averses, nous avons donc rejoint le grand cercle pépère de la plage de Royan, avec l'impression de participer à une rencontre du troisième âge. Mais bon, la ville est habitée par des retraités et FOSKIFO, on comptait plus de cheveux gris que de bambins sur la Grande Conche. Papotant et piétinant sagement dans la boucle imposée, les opposants ne scandaient point de slogans vengeurs, et la réunion s'est déroulée dans un calme de bon aloi, bien fait pour rassurer les services de l'ordre forcément présents pour cause de campus UMP, mais pour éviter les provocations, totalement invisibles (cela devait être pour cette raison que nous faisions un rassemblement, et non pas une manifestation !).

Message à Mesdames et Messieurs les ministres

On nous a rendu compte d'un entretien préalable obtenu par les dirigeants de l'association une Pointe pour Tous avec Monsieur Borloo, nous avons sagement applaudi aux bons endroits, et nous nous sommes dispersés sur quelques vagues promesses, dont la plus significative est que le projet n'est pas considéré comme étant d'intérêt national. Ce qui devrait, à soi tout seul et au vu de l'opposition locale, suffire à susciter son abandon rapide. Les choses étant malheureusement aussi simples que cela, il est à craindre que nous n'ayons à repartir bientôt en campagne, mais j'espère qu'il y aura un peu plus d'ambiance la prochaine fois, car cela manquait de rythme !

Oui, oui, Michel est bien sous la bannière de Meschers !! Cliquez, vous verrez

samedi 6 septembre 2008

LA VIE COMME ELLE VA

De tout un peu... des joies, des émotions ou de simples sourires...
Adorable : avant-hier, résultats du DCG... aucun étudiant, ancien ou actuel ne m'a encore rien dit, sauf... Élise, la jolie Élise, qui m'a avertie de son succès dans l'heure par un sms et m'a ensuite passé un gentil coup de fil le soir pour parler un peu de ses projets.
Bonheur : un long long coup de fil de notre galopin de Chine... il sortait à peine de sa longue retraite chez les jésuites, et repartait aujourd'hui pour Pékin. On a beaucoup parlé, beaucoup partagé, beaucoup échangé... je ne sais pas trop si c'est important pour lui de me raconter ses angoisses et ses espoirs, mais nous (car Michel a voulu tout savoir) nous pensons fort et souvent à lui, et notre préoccupation est qu'il soit heureux.
Surprise : Lénou m'a envoyé un sms pour me dire qu'elle était arrivée à Rome, le petit détail qui compte et qui fait tant plaisir.
Amusante : la photo de l'ardoise qui trône en bonne place dans la cuisine de Madeleine... oui au début de l'article ! Dessinée par Philippe, leur futur gendre basque, et écrit par Hélène. Le genre de truc qui va mieux en le disant, pas vrai !
Émouvante : la lettre remise par, je cite "votre voisin d'en bas", vous savez l'adorable lutin rieur qui habite juste en dessous de chez nous, et qui saute parfois notre mur pour rentrer chez lui. L'autre jour, il m'a interpellée en me demandant si c'était moi qui jouais du piano... un peu inquiète j'ai commencé à m'excuser du dérangement que cela lui procure et m'apprêtais à lui promettre que nous ferions attention, quand il m'a assurée qu'il adorait cela et que ça l'inspirait beaucoup. Quelques jours plus tard nous trouvions une lettre ainsi rédigée :
"Cher voisin,
Merci pour ces morceaux de piano qui me font faire silence chez moi certains soirs. Si j'ai quelque reproche à formuler c'est :
ni assez fort, ni assez longtemps, ni assez souvent...
Je me permets de vous soumettre un petit texte du mois de juin écrit dans l'instant () de l'une de vos performances. Ce n'est pas très joyeux, j'en conviens, mais seul le son du piano me permet de toucher à ma tristesse profonde, de l'expérimenter"
"Ma tristesse, ma tristesse comme je t'aime ! La corde du piano résonne en moi depuis la création du piano. Ma tristesse, ma tristesse comme je t'aime depuis que je sais qui tu es. Ma tristesse d'être humain si loin de la compréhension globale de l'arbre, de l'animal, si loin de l'intériorité, demeure de toute chose. Tristesse, ma tristesse d'amour, c'est dans tes bras que, finalement, je suis, réellement, et enfin, et pourquoi pas, moi-même, beau, déshabillé, dépouillé, un doigt dans le divin des choses.
Tristesse, tristesse, au-delà de ma joie sans limite, tu exprimes mieux que tous mes rires les plus spontanés, le ventre de maman, le ventre du cosmos, le ventre universel duquel je nais dans l'instantanéité perpétuelle. Ma tristesse, oui ma tristesse d'être séparé le temps de cette vie, le temps de cet éclair de non-lucidité, d'être séparé de l'arbre, de l'animal, du ventre de maman-cosmos, de son instantanéité.
Reste, oui ma tristesse, la corde du piano pour souvenir, pour ressentir dans ma tripe divine l'écart de vision produit par l'état d'être humain".

Elle va bien, pas vrai la vie, quand elle est émaillée de petits moments comme ceux-là .. .Même si au fond, nous partageons tous cette même tristesse, cette même fatalité d'avoir à n'être que des passants égarés sur la terre, ces éclaboussures de tendresses échangées nous rendent plus vivants.

jeudi 4 septembre 2008

PAS HAPPY DU TOUT

Enfin la rentrée, on va pouvoir retourner au cinéma... Premier film : BE HAPPY de Mike Leigh
On voulait absolument y trainer Hélène, elle n'a pas voulu... Tu nous as dit, Lénou, que l'histoire de cette nunuche ne te tentait guère, et on a grogné que tu étais vraiment de mauvaise composition. Et bien, tu avais absolument raison. C'est exaspérant, et totalement surjoué. Sally Hawkins a mis au point quelques mimiques supposées illustrer sa joie de vivre et sa gentillesse, elle sautille, elle gambade hors de propos, s'agite comme une sauterelle désarticulée, ricane comme une poupée mal réglée, et cela en boucle. Un comportement de pré-ado, qui tourne vite à la recette mal assaisonnée. Bien sûr il y a des moments drôles dans le film où l'on éclate de rire naturellement, mais globalement le film génère l'ennui et la lassitude. Certes la fin, quand Poppy atterrit et cesse de folâtrer, comprenant que son attitude primesautière fait parfois des dégâts, sauve le film du naufrage absolu, mais Mike Leigh ne peut s'empêcher d'en rajouter en tartine, lors d'une dernière séquence gloussante qui n'en finit pas. Bref, c'est long, décevant, et si je n'avais programmé le gratin pour l'heure de la fin du film, je serais partie avant !! Bon , Mike Leigh est inégal, nous le savons, et nous ne lui en voulons pas pour autant, mais évitez-vous ce pensum, évitez ce faux Amélie Poulain de pacotille.

mardi 2 septembre 2008

COMPROMISE

Reçue ce matin au courrier, cette photo confidentielle, sous-titrée par son auteur (Caroline) "prise sur le fait"... De fait, me voilà bien marrie... moi qui accomplissais là l'exploit de l'été, une descente à la plage incognito, vous remarquerez les lunettes noires, et par dessus les lunettes de vue, FOSKIFO, vous admirerez la tenue, très adaptée au lieu et franchement tendance (mais oui, le bronzage c'est DEMODE)... et en prime, je téléphone... à mon amoureux parait-il ! (dixit Lénou, quelle perspicacité) ! Ben quoi, j'aurais pas le droit d'avoir un n'amoureux ? Ah là là, Caro, tu m'as définitivement compromise !

lundi 1 septembre 2008

ET OUPPE LA !!

Expression pimpinienne, réservée aux situations extrêmes... OUPPE LA... insister, SVP sur le PE ! Bref, je ne vais pas vous décevoir, c'était la rentrée, je suis prof, DONC c'est une situation extrême. A part que, les choses ont changé depuis mes débuts, mes collègues sont sympas, personne ne rechigne et la prérentrée était une assemblée normale de gens normaux tout à fait prêts à s'y remettre. M'enfin fallait quand même sacrifier aux news du jour, car pas à tortiller, vous n'y avez pas coupé plus que moi ce matin sur les ondes, entre Gustave et les 800 000 profs qui reprennent le chemin de l'école, les journaleux se sont éclatés ! Et demain, sur le même ton, vous aurez de nouveau Gustave et les 2 millions et des brouettes de zefs qui ... Bref, les marronniers de l'été sont terminés, vivent les marronniers de la rentrée ! Enfin pas Gustave, bien sûr !

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